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France

Sarkozy : un retour en banlieue bien encadré

Le président français Nicolas Sarkozy (c) et Michèle Alliot-Marie (d), ministre de la Justice, visitent le siège social de la Direction territoriale de la sécurité de proximité (DTSP), à Bobigny près de Paris, le 24 novembre 2009.
Le président français Nicolas Sarkozy (c) et Michèle Alliot-Marie (d), ministre de la Justice, visitent le siège social de la Direction territoriale de la sécurité de proximité (DTSP), à Bobigny près de Paris, le 24 novembre 2009. REUTERS/Eric Feferberg/Pool

A quatre mois des régionales, le président français remet la sécurité sur le devant de la scène. Pour développer un de ses sujets de prédilection il a choisi de se rendre ce mardi en banlieue parisienne, dans trois villes de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Le président est allé parler de sécurité et de traque des trafiquant de drogue plaidant pour une coordination de tous les services de l'Etat.

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Avec notre envoyé spécial au Perreux-sur-Marne, Olivier Chermann

Nicolas Sarkozy

Les principaux dossiers de la sécurité ont été abordés au cours d’une table-ronde, organisée au Perreux-sur-Marne, autour de Nicolas Sarkozy.

Le chef de l’Etat a réaffirmé vouloir « une lutte sans merci contre les trafiquants de drogue ». Quarante-trois quartiers dans dix-sept départements ont été répertoriés et les trafiquants travaillant en flux tendu seront attaqués directement au portefeuille. Le président de la République a insisté sur une forte coopération entre les différents services de l’Etat : police, gendarmerie et agents du fisc.

Autre sujet traité, la vidéosurveillance : il va y en avoir de plus en plus. Nicolas Sarkozy annonce notamment la mise en place de caméras dans les rames de métro et dans les gares. Le président de la République demande également l’installation de caméras dans les établissements scolaires, collèges et lycées qui connaissent des problèmes de délinquance.

Nicolas Sarkozy a aussi dénoncé l’absentéisme scolaire en insistant sur la gratuité du système éducatif français. Enfin, il veut des policiers référents dans les établissements. « La police, dit-il, doit pouvoir se rendre quand elle veut dans un collège ou dans un lycée ».

Les bonnes vieilles recettes

Nicolas Sarkozy avait promis qu'il reviendrait dans les banlieues sensibles. Il pourra désormais affirmer que c'est fait, même si ce déplacement était placé sous haute surveillance policière. Et même s'il n'avait pas pour cadre Montfermeil, lieu où il avait juré d'en finir avec la « racaille ». C'était en 2005. Une autre époque, celle où, ministre de l'Intérieur, il s'érigeait en champion de la sécurité parce qu'il savait que cétait le seul thème qui pouvait souder toutes les droites et lui permettre de l'emporter à l'élection présidentielle. Le cacul était bon.

Mais depuis, la crise est passée par là et si Nicolas Sarkozy revient avec autant d'insistance sur le sujet comme il l'a fait au Perreux, c'est uniquement parce que les élections régionales ne s'annoncent pas réjouissantes pour la majorité et qu'il convient, pense-t-il, d'appliquer les recettes qui ont fait son succès : lutte contre le trafic de drogue, développement de la vidéosurveillance...

Nicolas Sarkozy n'a pas innové. Il a simplement donné l'exemple à ses amis en remodelant l'ordre des priorités. D'où le débat sur l'identité nationale lancé par Eric Besson. D'où le rejet présidentiel d'une régularisation globale des sans-papiers. D'où également le refus réaffirmé, au Perreux, de revenir sur la TVA à 5,5% dans la restauration.

RFI

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