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Revue de presse des Amériques

Tournée de Mahmoud Ahmadinejad en Amérique latine

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Mahmoud Ahmadinejad est en tournée en Amérique latine. Ce lundi, cette tournée régionale a débuté à Brasilia. Une visite, dont le bilan est très mitigé, à en croire les journaux brésiliens.
Louis Ignacio Lula da Silva a en effet reconnu le droit de l’Iran à développer son programme nucléaire à des fins pacifiques. « Pour le chef d’Etat brésilien, cette visite d’Ahmadinejad était l’occasion rêvée d’étendre son influence sur la scène internationale et d’intervenir dans des dossiers qui dépassent les frontières des Amériques », explique le quotidien Folha. Cependant, pour ce journal de San Paolo, le dialogue entre le Brésil et l’Iran renforce avant tout la crédibilité du président iranien.
Même son de cloche chez les confrères d’O Globo : « Le président Lula a soigneusement évité les sujets qui fâchent », constate le journal. « Il n’était ni question de la réélection contestée d’Ahmadinejad, ni des violations des droits de l’homme en Iran. A force de vouloir plaire à tout le monde et à tous les pays, Lula perd son équilibre et sa sagesse », regrette le journal. O Globo s’inquiète des conséquences néfastes que cette démarche présidentielle pourrait avoir sur les prétentions du Brésil de jouer un rôle influent sur la scène internationale. Car « qui voudrait d’un pays aussi proche de l’Iran pour un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU » ?

Election présidentielle au Honduras : un scrutin qui s’annonce mal

Les Honduriens sont appelés aux urnes, dimanche prochain, pour élire un nouveau président. Cette élection est prévue de longue date, des candidats sont désignés depuis presque un an. Et pourtant, le résultat des urnes « sera le fruit d’un arbre empoisonné, parce que le scrutin est orchestré par un régime illégitime, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat », écrit le Miami Herald, qui consacre ce mardi une longue analyse à la situation au Honduras. Le journal note que quelques pays latino-américains, comme le Brésil et l’Argentine, ont déjà refusé de reconnaître le résultat de l’élection. « Quelque soit le vainqueur, il héritera d’une incroyable pagaille politique et sera obligé de soigner les blessures profondes dont souffre le pays. Ou alors il risque au contraire quatre années d’instabilité politique et le blâme de la communauté internationale ». Parce qu’à cinq jours du scrutin, une question hante l’ensemble des acteurs politiques : si l’élection est reconnue seulement par quelques pays, sera-t-elle tout de même légitime ?

Afghanistan : décision d’Obama dans les prochains jours

Aux Etats-Unis Barack Obama a réuni un dernier conseil de guerre lundi soir pour décider de l’envoi ou non de plusieurs dizaines de milliers de soldats américains supplémentaires en Afghanistan. Selon des informations qui ont filtré dans la presse, le président américain aurait l’intention de se prononcer le 1er décembre sur sa stratégie pour l’Afghanistan. Enfin, aurait-on envie de dire, puisque les hésitations de Barack Obama ont suscité beaucoup de critiques. « Ce n’est pas étonnant que le président prenne autant de temps pour se décider », estime aujourd’hui le Los Angeles Times, « puisque plus on examine les options qui s’offrent à lui, moins on les aime ». Selon le quotidien de la côte ouest, Barack Obama devrait annoncer l’envoi de quelque 25 000 soldats supplémentaires en Afghanistan. Un chiffre en dessous des exigences du général McChrystal qui avait demandé au moins 40 000 soldats de plus pour venir à bout des insurgés talibans.

Présidentielle 2012 aux USA : « Palin for président » ?

Le Washington Post publie aujourd’hui une vision politique dont on ne sait pas encore si elle sera prémonitoire ou non. Sarah Palin, candidate malheureuse à la vice-présidence l’an dernier, pourrait-elle devenir un jour présidente des Etats-Unis ? « Yes she could », « oui, elle le pourrait bien », répond le journal en faisant référence au slogan de campagne de Barack Obama. Trois raisons sont avancées par le Washington Post : le prochain scrutin présidentiel en 2012 dépendra principalement de la popularité d’Obama, l’Amérique est plus polarisée que jamais entre les électeurs démocrates et conservateurs. Et enfin, alors que l’appareil politique du parti conservateur se cherche toujours un leader, la base a déjà choisi sa vedette : c’est Sarah Palin. Conclusion du Washington Post : « Que cela vous plaise ou non : si Sarah Palin décide de briguer le plus haut mandat de notre pays, elle a un créneau pour y arriver ».

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