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Revue de presse des Amériques

Faut-il reconnaître les élections au Honduras ?

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A quatre jours des élections générales au Honduras, de nombreux journaux latino-américains se posent la question de la légitimité du scrutin, alors que la crise politique née du coup d’Etat du 28 juin n’est toujours pas résolue. La réponse varie d’un pays à l’autre.
« Le Paraguay ne reconnaîtra PAS les élections du 29 novembre », titre la Cronica de Hoy à Asuncion. Pourquoi ? Parce que le scrutin se déroule « sous le contrôle d’un gouvernement illégitime et inconstitutionnel », explique dans le journal le chef de la diplomatie paraguayenne.
Le Pérou, au contraire, « reconnaîtra les élections », rapporte le quotidien mexicain El Universal. Avant cela, seuls les Etats-Unis et le Panama avaient donné leur caution au scrutin, brisant ainsi la belle unanimité des pays américains depuis le coup d’Etat du 28 juin. « Tous les pays d’Amérique latine sont sortis de dictatures à travers un processus électoral mené par des gouvernement non démocratiques », plaide le ministre péruvien des Affaires étrangères. « Pourquoi ne pas l’accepter pour le Honduras ? », se demande-t-il.

Fin de l’unanimité des pays américains contre le coup d’Etat

Le Mexique lui, choisit prudemment… de ne pas se prononcer, explique La Jornada. « Le Honduras, au milieu des géants », titre de son côté le quotidien hondurien El Heraldo, qui fait mine de s’étonner que le petit pays latino-américain soit « à nouveau un sujet d’empoignade pour la communauté internationale ».
La Tribuna, autre journal hondurien, consacre un long article à l’arrivée de quelque 350 observateurs internationaux censés apporter des garanties de transparence. Comme si le journal cherchait à donner un semblant de normalité à des élections qui se déroulent dans un contexte assez surréaliste, alors que le président déchu, Manuel Zelaya, vit toujours cloîtré dans l’ambassade du Brésil à Tegucigalpa et que le président issu du coup d’Etat, Roberto Micheletti a décidé, lui, de se mettre en retrait pendant une semaine.

Décision imminente pour Obama sur l’Afghanistan

Aux Etats-Unis, c’est l’Afghanistan qui fait une nouvelle fois la  une, alors qu’on attend que Barack Obama dévoile enfin sa stratégie, en début de semaine prochaine. Cette annonce imminente intervient dans un contexte de plus en plus miné pour le président, alors qu’une majorité d’Américains désapprouvent sa gestion du dossier afghan : 55%, selon un sondage Gallup/USA Today. Les opinions positives (35%) ont chuté de 20 points en 4 mois.
Dans ce discours très attendu sur l’Afghanistan, mardi prochain, Barack Obama va devoir « délivrer de multiples messages à de multiples publics », analyse le New York Times. Il devra convaincre chez lui, à la fois démocrates et républicains, ce qui est déjà un piège en soi, explique le journal. Mais il lui faudra aussi persuader les alliés des Etats-Unis de s’impliquer davantage, tout en s’adressant, parallèlement, aux dirigeants afghans et pakistanais. Un vrai exercice d’équilibriste en vue !

La tête d’Obama et les tripes de Bush

Cela fait des semaines que la stratégie afghane est en discussion. Et cela a donné lieu à « un spectacle de délibérations comme on n’en avait pas vu depuis longtemps à la Maison Blanche », écrit le Washington Post. « Dans ce lent processus de décision, Obama avance avec sa tête plutôt qu’avec ses tripes », constate le journal, qui estime qu’en cela, le style de l’actuel président est aux antipodes de celui de son prédécesseur. « Il faut prendre des décisions basées sur des informations et non sur des émotions », a l’habitude de dire Barack Obama. Ses partisans parlent de sagesse, ses adversaires y voient au contraire un signe de faiblesse.

Coupes claires au Washington Post

Le Washington Post annonce la fermeture de tous ses bureaux aux Etats-Unis, en dehors de la capitale fédérale. Adieu, New York, Chicago, Los Angeles : les trois bureaux délocalisés qui avaient résisté aux précédentes coupes vont baisser le rideau. Dans un court article publié en page deux, le quotidien, parle d’une « réduction des dépenses significative ». Les six journalistes en poste actuellement dans les trois grandes villes américaines vont recevoir une nouvelle affectation d’ici le 31 décembre.
Cela signifie que toute l’actualité américaine sera traitée à partir de Washington, constate le New York Times, qui rappelle que le Washington Post conserve une douzaine de bureaux à l’étranger.
C’est une retraite symbolique pour l’un des plus grands journaux du pays, estime le Wall Street Journal, qui rappelle que le grand quotidien de la capitale a supprimé 200 postes ces 6 dernières années. La rédaction comprend actuellement 700 personnes.

Effondrement de la presse écrite américaine

L’hebdomadaire californien LA Weekly y voit un « nouveau signe de l’effondrement de la presse écrite » aux Etats-Unis, confrontée à une chute drastique des recettes publicitaires et à la concurrence féroce des nouveaux médias. Une crise à laquelle personne n’échappe donc, même les journaux qu’on croyait les plus solides.
Le Washington Post est le cinquième quotidien le plus lu des Etats-Unis. Il grimpe en première position avec son édition dominicale, vendue chaque semaine à plus de 820 000 exemplaires.

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