Accéder au contenu principal
Rencontre

Le Président Passi

b.latronche

Le rappeur Passi, leader du collectif Bisso Na Bisso, est cette année, le Président du jury du Prix Découvertes RFI 2009. Rencontre avec une personnalité du hip hop franco-africain.

Publicité

Tee shirt jaune, allure décontractée, le boss du Bisso Na Bisso, le rappeur Passi a, lors de la conférence de presse donnée par RFI à Lomé le 25 novembre, endossé sans problème le costume de Président du jury. Arrivé la veille avec le collectif Bisso Na Bisso, soit une douzaine de personnes en tout, Passi doit avant toute chose et avant les balances se plier aux exigences du protocole et aller déjeuner chez l’ambassadeur de France au Togo avec les autres membres du jury. Les balances pour le concert du Bisso Na Bisso qui suivra la remise du prix, devront attendre. A la sortie de la conférence de presse, les radios et télévisions togolaises ainsi que la presse, viennent le solliciter pour des interviews.
 

Passi s’y plie avec sérénité, conscient du rôle qu’il doit jouer ici à Lomé. Quelle réaction a-t-il eu lorsque RFI l’a sollicité pour présider le jury : « J’ai répondu oui tout de suite car cela me permettait de découvrir de nouveaux artistes africains, de nouvelles sonorités. Le fait qu’on me demande çà, c’était aussi reconnaître le fait que je suis impliqué dans ces musiques africaines et même dans la musique en général. Je me suis dit : dans ce cas-là, on peut même venir chanter avec le Bisso Na Bisso. On peut ainsi jouer à Lomé d’abord, puis à Cotonou. »

 

Le rôle de Passi

La sélection des finalistes lui convient-elle ? Passi répond simplement, mais sûrement : « Je trouve que la sélection des trois finalistes est bien, ce sont des artistes qui ont du talent. Je la trouve traditionnelle. En Afrique, il y a des choses qui sont un peu plus urbaines mais c’est sans doute le charisme des artistes qui a pris le dessus. J’attends maintenant de les voir sur scène, savoir s’ils vont pouvoir nous capter. J’attends aussi de voir l’échange qu’il y aura avec le public, les réactions. Sur les CDs, on ne sait pas qui a produit, dans quelle conditions ils ont enregistré, qui est le mieux entouré ou pas, tandis que la scène, ça ne ment pas. Ils sont tous au même niveau, ils ont bossé leur truc avec leurs musiciens. Maintenant, j’attends cette magie de la scène. »

Produit de deux cultures, française et congolaise, le rappeur Passi cerne parfaitement les enjeux de ce Prix pour les jeunes artistes présents à Lomé. Avec son collectif Bisso Na Bisso, il fait le lien entre les deux continents, comme RFI le fait avec le prix Découvertes.  

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.