Accéder au contenu principal
Enlèvement

Un Français kidnappé au Mali

Pierre Camatte a été enlevé par des "hommes armés" dans la ville de Ménaka, dans le nord du Mali, à 100 kilomètres de la frontière avec le Niger.
Pierre Camatte a été enlevé par des "hommes armés" dans la ville de Ménaka, dans le nord du Mali, à 100 kilomètres de la frontière avec le Niger. RFI/Latifa Mouaoued

Un ressortissant français, originaire des Vosges, a été enlevé à Ménaka dans le nord-est du Mali mercredi. A Paris, le ministère des Affaires étrangères l’a confirmé jeudi 26 novembre. Il n'y a, pour le moment, aucune piste précise sur l'identité des ravisseurs, mais certains analystes privilégient « la piste islamiste ».

Publicité

Agé de 61 ans, Pierre Camatte « a été enlevé à Ménaka dans son logement, un hôtel dont il était entre autres activités directeur technique. Nous faisons tout pour qu'il recouvre rapidement la liberté », a indiqué une source gouvernementale malienne sous couvert de l'anonymat.

Les ravisseurs, d’après un conseiller municipal de la ville, étaient au nombre de trois et portaient des turbans. Il ont attendu minuit pour agir, heure à laquelle l'électricité est traditionnellement coupée pour raison d'économie dans cette ville sahélienne.

Pierre Camatte est originaire des Vosges mais se rend souvent au Mali. Il est le président du comité de jumelage entre Gérardmer, ville de l’est de la France, et Tidarmene, commune au nord de Ménaka. Ce ressortissant est aussi impliqué dans la culture d'une plante thérapeutique pour soigner le paludisme.

Pour l’instant, il n’y a aucune piste précise sur l'identité des ravisseurs mais certains spécialistes privilégient déjà « la piste islamiste ». Début juin, al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait annoncé pour la première fois avoir tué un otage occidental, le touriste britannique Edwin Dyer, qu'elle détenait depuis janvier. Un acte qui marque une radicalisation du mouvement.

De son côté, l’ambassade de France à Bamako avait, la semaine dernière, mis en garde ses ressortissants contre le risque de rapt. Mi-novembre, plusieurs responsables humanitaires, dont ceux travaillant pour l'organisation non gouvernementale française Action contre la faim, avaient quitté cette région du nord-est du Mali par « mesure de sécurité ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.