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Revue de presse des Amériques

Obama et le climat

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« Barack Obama peut-il sauver les négociations de Copenhague ? » la question est posée à la une de Politico. Mercredi, les Etats Unis ont fait deux gestes significatifs pour aider la prochaine conférence sur le climat. Juste avant de récupérer son prix Nobel de la paix, le Président américain sera à Copenhague le 9 décembre prochain et il mettra sur la table un objectif de 17% des réductions de CO2 d'ici à 2020. Commentaire de Politico « cela peut donner un coup de fouet aux négociations (…) mais Obama prend des risques ». Le Christian Science Monitor semble sceptique lui aussi : « les autres pays espéraient beaucoup plus, notamment les européens (...) Ces objectifs pour 2020 ne sont pas du tout au niveau, mais c'est le maximum que l'administration puisse offrir si elle veut faire passer cette politique au Congrès ». Les parlementaires américains peinent en effet à adopter une loi limitant les émissions de gaz à effet de serre. Le Washington Post rappelle que la proposition américaine est « moins ambitieuse que ce que Bill Clinton avait appuyée à Kyoto en 1997 ».  Commentaire d'un expert interrogé par le quotidien : « Barack Obama promet à l'étranger ce qu'il n'est pas certain d'obtenir à la maison ». Une analyse partagée par le New York Times qui cite un Sénateur républicain : « une action unilatérale américaine sur ce dossier serait inacceptable, cela nuirait à notre économie et n'aurait aucun effet sur le réchauffement climatique global ». Politico donne la parole à Greenpeace, très critique, sur ces annonces : « à Copenhague, le Président américain sera là juste pour la photo ».

 
30 000 américains supplémentaires en Afghanistan ?

Le Président Obama annoncera officiellement mardi prochain s'il compte envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan dans le cadre de sa nouvelle stratégie. Les quotidiens révèlent quelques indiscrétions : le Washington Post évoque « un renfort de 30 000 soldats ». L'Etat major américain réclame 40 000 hommes en plus. "Le Président s'oppose à son parti" titre le journal qui croit savoir que les parlementaires démocrates ne valideront pas tous le choix présidentiel. Conséquence annonce le New York Times : « les Etats-Unis cherchent du soutien auprès de leurs alliés de l’OTAN ». Il manque 10 000 hommes pour faire le compte. Une suggestion qui ne semble pas avoir beaucoup d'écho en Europe.

Le Canada a-t-il « couvert » la torture de prisonniers afghans

Suite du scandale qui agite la classe politique depuis quelques jours. Le diplomate Richard Colvin affirmait la semaine dernière que l'armée canadienne avait remis en 2006 et 2007 aux forces afghanes des prisonniers, sachant pertinemment que ces détenus seraient soumis à la torture. Richard Colvin assure avoir averti la hiérarchie militaire de l'époque. « Les militaires nient en bloc » titre le Devoir « les généraux n'ont rien vu et rien entendu ». Pourtant, « l'alerte avait été donnée par la Croix Rouge » souligne le Globe and mail. Les rapports avaient été envoyés par email au bureau du Ministre des affaires étrangères. « Ottawa refuse de rendre public les 18 rapports rédigés par Richard Colvin » lorsque ce dernier était en poste en Afghanistan.

Mondanité et sécurité

La presse américaine revient sur le fameux dîner d'état qui s’est déroulé mardi, à la Maison Blanche, à l'occasion de la visite du Premier ministre indien. « Un couple s'est incrusté sans invitation » révèle le Washington Post. Tareq et Michaele Salahi ont assisté à l'évènement sans bristol. "C'est la première fois dit le journal que quelqu'un arrive à squatter de cette façon à un dîner d'Etat ». Sur Facebook, les deux mondains ont posté des photos de la réception où Madame pose en sari rouge et Monsieur en smoking. « Comment cela a-t-il pu arriver ? » se demande le Washington post. Les services secrets enquêtent assure USA Today pour savoir qui est responsable car « les procédures n'ont pas été suivies ». Politico rappelle que « s'inviter à une soirée organisée par le Président n’est pas une infraction mineure. C'est potentiellement un crime fédéral puisque le couple a sans doute fait de fausses déclarations aux services secrets ». Les suspects peuvent être poursuivis et risquent la prison.

 

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