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Canada/Afghanistan

La polémique continue autour de la torture subie par les prisonniers afghans

L’ancien chef d’état-major de l’armée canadienne Rick Hillier (g) et les deux anciens généraux  Michel Gauthier (c) et David Fraser devant la commission d'enquête parlementaire de la Chambre des communes.
L’ancien chef d’état-major de l’armée canadienne Rick Hillier (g) et les deux anciens généraux Michel Gauthier (c) et David Fraser devant la commission d'enquête parlementaire de la Chambre des communes. Reuters/BlairGable

Trois hauts gradés militaires en poste en 2006 et 2007 répondaient mercredi au diplomate canadien qui affirme qu’il avait prévenu ses supérieurs dès cette époque que les prisonniers étaient torturés lorsqu’ils arrivaient dans les prisons afghanes. L’ancien chef d’état-major de l’armée canadienne Rick Hillier, interrogé en comité parlementaire, qualifie de grotesques les propos du diplomate.

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Avec notre correspondante à Québec, Pascale Guéricolas

Dans leur témoignage devant les parlementaires, les trois hauts gradés militaires ont démoli point par point les allégations du diplomate canadien en poste en Afghanistan en 2006 et 2007.

Non, les rapports écrits à l’époque par Richard Colvin ne mentionnaient pas de cas de torture parmi les prisonniers transférés aux autorités locales. Non, les Afghans capturés par les soldats canadiens n’avaient rien d’innocents fermiers soumis ensuite à la torture, contrairement à ce qu’affirme le diplomate. Plusieurs personnes arrêtées sur des lieux de combat avaient des traces d’explosifs sur les mains.

Confrontés à deux versions contradictoires de la même histoire, les parlementaires de l’opposition réclament les fameux rapports du diplomate. Des rapports qui auraient même été envoyés au ministre des affaires étrangères. Le gouvernement refuse pourtant de rendre disponible ces informations sensibles.

Du coup, l’opposition, soutenue par Amnesty Internationale, réclame une enquête publique. Les députés veulent comprendre si oui ou non le Canada s’est rendu complice de crimes de guerre en sachant que les prisonniers transférés aux autorités afghanes risquaient la torture.

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