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Revue de presse des Amériques

Honduras : des élections qui divisent

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L’impasse hondurienne occupe à nouveau une large place dans la presse latino-américaine, car les élections si controversées sont maintenant imminentes. Dimanche, sera notamment élu un nouveau président dans ce pays dont l’armée a chassé il y a cinq mois le titulaire du poste, Manuel Zelaya.
Sur place, l’un des principaux quotidiens, la Prensa, parle de « grande fête électorale », ayant même attiré quelques anciens présidents de la région puisque, poursuit le journal, Armando Calderon Sol et Jorge Quiroga, qui ont dirigé respectivement le Salvador et la Bolivie, sont arrivés au Honduras pour observer le scrutin. Ils seront rejoints par « plus de 300 observateurs étrangers ». Washington, de son côté, s’apprête à « surveiller attentivement ces élections cruciales », mais sans envoyer de mission officielle. Résultat, semble déplorer la Prensa, les Etats-Unis seront représentés par « une liste hétérogène d’observateurs indépendants, depuis des fondations conservatrices jusqu’à des exilés cubains... »
Autre information, apportée celle-là par la Folha de Sao Paulo : le Brésil, qui héberge toujours le président déchu dans son ambassade à Tegucigalpa, ne reconnaîtra pas les élections de dimanche. « Les pays démocratiques doivent rejeter fermement ce qui se passe au Honduras », a déclaré Lula, alors que, poursuit le grand journal brésilien, « les Etats-Unis respecteront le résultat, même sans le retour de Zelaya ».
Car celui qui reste le président légitime n’a toujours pas été restauré, et il n’est pas près de l’être à en croire par exemple le journal équatorien Hoy : la Cour suprême hondurienne estime qu’il doit d’abord se soumettre aux procédures judiciaires qui le frappent, un avis transmis au Congrès hondurien, qui ne se prononcera sur le sujet que le 2 décembre.

Le cas vénézuélo-colombien devant l’UNASUR

Egalement évoquée par de nombreux titres en Amérique latine : la querelle entre le Venezuela et la Colombie sera abordée aujourd’hui dans le cadre de l’UNASUR dont les ministres des Affaires étrangères et de la Défense se réunissent à Quito. « Le Venezuela aligne l’artillerie contre la Colombie devant l’UNASUR », titre à Bogota l’Espectador. En effet, renchérit le journal chilien la Tercera, le ministre des Affaires étrangères vénézuélien a annoncé la couleur : « Nous allons apporter les preuves irréfutables de tout le plan d’espionnage, de tout le plan de guerre monté contre notre pays à travers les paramilitaires », a menacé Nicolas Maduro.
Au Venezuela même, la presse préfère donner la parole au président brésilien. « Lula demande à Chavez et à Uribe de comprendre que la guerre n’est pas constructive », titre ainsi Ultimas Noticias. Mais ce sont précisément ces paroles qui auraient emporté le refus de la Colombie de se faire représenter à Quito. « Les garanties ne sont pas réunies pour un dialogue basé sur le respect, l’objectivité et l’équilibre », telle est l’explication que le gouvernement, qui se dit  las d’entendre des insultes, a donnée à son absence. Mais, croit savoir le Tiempo, l’appel de Lula renvoyant dos à dos les deux dirigeants en conflit « n’a pas été bien accueilli à Bogota, où l’on considère qu’Uribe a systématiquement refusé de répondre aux attaques de Chavez, et que son attitude tolérante ne peut se comparer aux agressions quotidiennes » de son homologue vénézuélien.

Copenhague sur de bons rails

Au Brésil, la photo de Nicolas Sarkozy et de Lula se serrant la main orne la une des journaux. C’était hier, au sommet de Manaus, et le compte rendu qu’en donne le site d’information latino-américain infolatam insiste sur « l’optimisme » des deux dirigeants, heureux que les Etats-Unis aient finalement décidé de contribuer activement au succès de la prochaine conférence de Copenhague.
Justement, le New York Times s’interroge en une sur l’offre que la Chine a rendue publique peu après celle des Etats-Unis, et qui « contraste avec la stratégie des Etats-Unis, et de la plupart des autres pays, de réduire les émissions totales ». La Chine se propose en effet  de réduire la quantité de CO2 par rapport à sa propre production économique ; « ses émissions augmenteront donc encore, même si leur taux se ralentit » conclut le grand journal de New York, qui a recueilli sur le sujet les confidences « déçues » d’un responsable anonyme de l’administration Obama. 

Black Friday

Aux Etats-Unis plus généralement, ce qui fait vibrer la presse aujourd’hui, c’est le « Vendredi noir », ou Black Friday, cette traditionnelle journée de bonnes affaires censée lancer les achats de Noël au lendemain de Thanksgiving... « Les acheteurs auront le traitement VIP », titre le Boston Globe, en assurant que les magasins, qui cherchent « le moyen de survivre à une autre mauvaise saison des fêtes... ont bien l’intention de choyer leurs clients ». Car tout le monde se souvient de la chute des ventes l’an dernier durant les mois de novembre et décembre : - 3,4 %.
Le Los Angeles Times publie pourtant les photos de candidats acheteurs qui campent ou font la queue devant les magasins réputés les plus intéressants depuis hier soir, tandis que USA Today révèle que de plus en plus de clients - ils seront 19% cette saison, surtout des jeunes - utilisent des « téléphones intelligents », ou smartphones, pour « étudier, repérer, acheter ». « Etant-donné toute l’effervescence qu’il y a autour du vendredi noir, insiste USA Today, pouvoir utiliser ces nouveaux instruments pour comparer les prix, ou vérifier les disponibilités, peut se révéler inestimable. »

 

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