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Clandestins/Migration

Des immigrés font naufrage au large de Mayotte

Des immigrants clandestins, arrêtés par la gendarmerie française au large de Mayotte, le 19 octobre 2009
Des immigrants clandestins, arrêtés par la gendarmerie française au large de Mayotte, le 19 octobre 2009 AFP/Gendarmerie Nationale

Onze personnes ont été secourues mercredi après le naufrage d’une pirogue partie des Comores pour tenter de rallier clandestinement l’île française de Mayotte. Depuis, les recherches sur zone n’ont rien donné. Une trentaine d'immigrés sont toujours portés disparus, dont des enfants. Pour RFI, la responsable des Médecins du monde à Mayotte, raconte dans quel état ont été receuillis les rescapés du drame.

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Un Falcone  venant de Djibouti et en mission à Mayotte a survolé la zone du naufrage de l’embarcation mais les mauvaises conditions météorologiques (fortes pluies et mer remontée) n'ont pas permis de repérer les disparus.

Onze personnes dont deux adolescents, une femme enceinte et le passeur, avaient été repêchées mercredi matin, grâce à l'intervention d'un pêcheur. Ils étaient à la dérive depuis lundi.

Ce jour-là, la pirogue qui les transportait n'a pas tenu le coup face à la force des vagues et s'est coupée en deux. Il y avait en tout une quarantaine de personnes à bord, dont de nombreux enfants. Tous cherchaient à rejoindre, clandestinement, les côtes françaises de Mayotte depuis Anjouan aux Comores.

A Mayotte, l'organisation de Médecins du monde a recueilli des témoignages. Les rescapés ont été découverts dans un étatqui « n’était pas terrible, a expliqué à RFI Marie-Pierre Auger, la responsable de l'ONG sur place,  puisqu’ils ont passé deux jours dans l’eau avant d’être récupérés.» Les scènes de noyade qu'ils ont vécues ont été effroyables.

«On m’a décrit une maman, raconte Marie-Pierre Auger, qui a dû laisser son bébé couler parce qu’elle n’en pouvait plus ; un homme tout autant épuisé qui a dû aussi laisser couler un enfant dont les parents venaient de se noyer. Vous imaginez que ces rescapés sont complètement traumatisés par ce qu’ils ont vécu.»

Par un des ses patients à l'hôpital, la responsable de Médecin du Monde a eu des informations sur le sort d'un des rescapés. « C’est un papa qui était en cours de régularisation à la préfecture dont l’enfant a besoin de soins vraiment actifs à Mayotte. Cet homme a été expulsé en n'ayant même pas le temps de nous prévenir et de contacter la DASS pour qu’il puisse justifier son séjour ici. Il a donc tenté de rentrer en prenant ce bateau. Il est actuellement hospitalisé.»

«C’est pour dire, conclut-elle, qu'il s'agit de gens qui, pour la plupart, ont leur vie à Mayotte et qu’e l'on renvoie.Ce qui les oblige à faire sans cesse des allers-retours. Donc, si on arrêtait un peu d’expulser les gens et qu'on leur laissait le temps de faire valoir leurs droits, ces drames arriveraient sans doute moins souvent. »

 

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