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Elections

Honduras : un scrutin entre peur et boycott

Les supporters de Manuel Zelaya manifestent contre la tenue des élections, qu'ils jugent illégales.
Les supporters de Manuel Zelaya manifestent contre la tenue des élections, qu'ils jugent illégales. REUTERS / Edgar Garrido

Les élections présidentielle, municipales et législatives ce dimanche 29 novembre se déroulent dans un climat tendu au Honduras, cinq mois après le coup d'Etat qui a chassé Manuel Zelaya de la présidence.

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Avec notre correspondant à Tegucigalpa, Patrick John Buffe

Les électeurs honduriens sont appelés aux urnes ce dimanche pour élire leur nouveau président. Deux candidats ont des chances de l’emporter, le liberal Elvin Santos et le nationaliste Porfirio Pepe Lobo qui devance son adversaire dans les sondages. Mais ces élections s’inscrivent dans un contexte très particulier puisqu’elles sont organisées par un gouvernement putschiste conduit par le président Micheletti qui a été installé au pouvoir à la suite du coup d’Etat du 28 juin dernier.

Plus que de savoir qui va l’emporter, l’attention des Honduriens se porte désormais sur l’ampleur de la participation car une importante mobilisation des électeurs permettrait de légitimer ce scrutin et d’inciter la communauté internationale, une partie tout au moins, à reconnaître le nouveau président élu. D’où la conviction du gouvernement de Roberto Mitcheletti que ces élections sont la solution à la crise politique que traverse le pays depuis le coup d’Etat.

Cependant, c’est plutôt le scénario de l’abstentionnisme qui se profile. D’une part, nombreux sont les électeurs qui ont peur de se rendre aux urnes que ce soit en raison des attentats qui ont eu lieu ces dernières semaines, des actes de violence qui peuvent surgir durant la journée électorale ou de la militarisation de ces élections, surveillées par quelque 30 000 soldats et policiers.

L’autre élément qui peut renforcer cette désertion des urnes est le boycott de la part du Front national de résistance qui considère que ces élections sont illégales. Ses dirigeants ont donc appelé les Honduriens à ne pas aller voter.

S’il s’avère que c’est l’abstentionnisme qui gagne, tout peut alors arriver dans ce pays en proie à une profonde polarisation de la société. A moins qu’une fraude électorale ne vienne maquiller le taux de participation.

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