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Guinée équatoriale / Présidentielle

Le chef d'Etat sortant grand favori

Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo à la tribune de l'ONU, le 25 septembre 2008.
Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo à la tribune de l'ONU, le 25 septembre 2008. UN Photo/Marco Castro

Cinq candidats, dont le président sortant Teodoro Obiang Nguema qui vise un nouveau septennat, sont en lice pour l'élection de dimanche. 291 000 électeurs sont appelés aux urnes. Mais l'élection a très peu de chance de changer la donne en Guinée équatoriale. L'organisation internationale de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) a mis en doute la « crédibilité » de la présidentielle, estimant que l'absence d'un organe « indépendant et impartial » pour surveiller le processus électoral fait douter d'un vote « libre et juste ».

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Ils sont cinq candidats en lice dont le président sortant Teodoro Obiang Nguema, qui dirige d'une main de fer le pays depuis trente ans. Mais l'élection a très peu de chance de changer la donne en Guinée équatoriale, et le chef de l'Etat pourrait même battre son score record de plus de 97% des voix obtenues en 2002.

Il n'existe pas d'opposition crédible à proprement parler dans le pays, compte tenu de l'hégémonie du Parti démocratique de Guinée équatoriale. Lors de la dernière élection présidentielle, tous les rivaux du président s'étaient retirés pour « harcèlement », un harcèlement que dénoncent encore aujourd'hui la plupart des candidats.

Bonaventura Monsuy Asumu affirme que son matériel de campagne a été bloqué plusieurs jours et dénonce des « manœuvres dilatoires » qui ont empêché son parti de battre campagne correctement. Carmelo Mba Bacale assure qu'il va boycotter le scrutin et que le PDGE au pouvoir « a fait ses plans pour remporter de force l'élection ». Enfin pour Placido Miko Abogo, le PDGE « intimide » et « cherche à obliger les gens à voter en faveur du président Obiang ».

Le pétrole convoité

Déjà dans les années 1980, avant le pétrole, il y avait eu plusieurs tentatives pour renverser le régime. Mais aujourd’hui, avec une production proche des 400 000 barils par jour, cela tente beaucoup de monde et les partenaires éventuels savent que le retour sur investissement est assuré.

En février dernier, des hommes venus à bord de bateaux rapides ont essayé de débarquer à Malabo avec comme objectif le palais présidentiel. La Guinée a attribué l’attaque à des rebelles nigérians du delta du Niger, mais aucun groupe ne l’a revendiquée. Selon des services de renseignement occidentaux, il s’agirait peut-être de mercenaires.

Plus spectaculaire encore en 2004, un ancien des services britanniques connu comme mercenaire a été arrêté avec une soixantaine d’hommes au Zimbabwe. Il était en train de réceptionner des armes et s’apprêtait à rejoindre en Guinée une deuxième équipe de mercenaires, des soldats de fortune qui ont été condamnés à plus de trente ans de prison. Ils ont finalement été amnistiés il y a trois semaines par le président.

Le régime équato-guinéen a aussi fait état, à plusieurs reprises, de découverte d’armes ou de complots divers qu’il attribue généralement aux membres de l’opposition en exil.

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