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Chine/UE/ Economie /Finance

L’offensive européenne à Nankin

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso (g) reçu à Nankin par le Premier ministre chinois Wen Jiabao, le 29 novembre 2009.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso (g) reçu à Nankin par le Premier ministre chinois Wen Jiabao, le 29 novembre 2009. REUTERS / Aly Song

A Nankin, près de Shanghai, les dirigeants européens et chinois n'ont pas attendu le  sommet qui doit se dérouler lundi pour aborder les questions les plus sensibles, en particulier du côté européen : le réchauffement climatique, la faiblesse de la monnaie chinoise, les déséquilibres commerciaux. Trois sujets sur lesquels les représentants européens ont déjà mis en garde la Chine.

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Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin

Les Européens sont arrivés en force à Nankin. Tous les principaux responsables sont là, à commencer par le président de la Commission, José Manuel Barroso, épaulé par le représentant des pays de la zone euro, Jean-Claude Juncker et le responsable des questions économiques, Joaquin Almunia. Une équipe de choc, qui est entrée dans le vif du sujet, avant même l'ouverture du sommet demain.

Le président de la Commission a donné le ton, dès sa première rencontre avec le Premier ministre chinois Wen Jiabao, sur la question des changements climatiques. «Peut mieux faire», c'est la conviction de José Manuel Barroso, pour lequel l'avenir de la planète est en jeu. Il a invité les Chinois à aller aux extrêmes limites de leurs «possibilismes» sous-entendu au-delà des engagements déjà pris.

Sur le plan économique et financier, l'offensive est tout aussi frontale. La délégation européenne à rappelé l'énorme déficit commercial de l'Union vis-à-vis de la Chine. L'Europe est le premier client de la Chine, a rappelé le responsable des questions économiques, avec cette mise en garde à peine voilée ; « c'est dans l'intérêt de la Chine de ne pas nourrir des tentations protectionnistes ». Les exportations de la Chine vers l'UE représentent 20 % du total de ses exportations.

En toile de fond de cette querelle commerciale, il y a toujours la question du yuan, la monnaie chinoise sous-évaluée selon Bruxelles. Et le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, est sorti de sa réserve en soulignant le caractère «opportun» d'une réévaluation du yuan.

 

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