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Revue de presse Asie

A la une : une révélation qui n’en est pas tout à fait une.

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On commence par cette révélation qui n’en est pas tout à fait une.

Révélation du New York Times reprise ce matin par le South China Morning Post à Hong-Kong : « Il était possible d’arrêter Oussama Ben Laden en 2001, ce sont des mauvais choix tactiques qui ont permis au chef d’al-Qaïda de s’échapper des grottes de Tora-Bora », titre le journal.
« Au moment où Barack Obama annonce qu’il veut finir le travail en Afghanistan, écrit le South China Morning Post, un rapport de la commission des affaires étrangères du Sénat révèle qu’Oussama Ben Laden était à portée des troupes américaines en octobre 2001. Cerné, le chef d’al-Qaïda annonçait qu’il était prêt à mourir. Le commandement américain réclamait plus de moyens et notamment plus de commandos et plus de bombardements massifs pour parvenir à ses fins. Mais Donald Rumsfeld ne les a pas accordés pour ne pas s’aliéner la population afghane », écrit encore le journal. Cette enquête menée par John Kerry, ancien candidat démocrate à la présidence, estime que les conséquences sont considérables aujourd’hui encore.

A une semaine de l’ouverture du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique, les grandes manœuvres s’accélèrent.

Avec notamment un sommet entre la Chine et l’Union européenne aujourd’hui à Nankin, la capitale d’une des provinces chinoises les plus développées. Pourquoi cette ville ? Parce que le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, préparent d’abord le sommet sur le climat. Mais ce n’est pas l’angle que retient le China Daily. « Les deux parties vont indirectement parler d’une question de plus en plus importante : les relations de plus en plus étroites entre la Chine et les Etats-Unis. L’union européenne craint d’avoir été reléguée au second plan derrière les Etats-Unis, surtout après la visite de quatre jours de Barack Obama », écrit le China Daily. « Les relations entre la Chine et l’Union européenne doivent progresser de manière plus stratégique, compréhensive et plus stable », a expliqué Wen Jiabao cité par le China Daily qui rappelle que par le passé, plusieurs chefs d’Etat européens ont rencontré le Dalaï Lama.
Ce que ne dit pas le China Daily à propos du réchauffement climatique, c’est qu’il y a eu à Pékin au cours des deux derniers jours une réunion discrète entre plusieurs pays émergents. La Chine, l’Inde le Brésil, l’Afrique du Sud et le Soudan qui préside le groupe des 77 pays en voie de développement, tous ces pays se sont entendus sur les principaux points à mettre à l’ordre du jour du sommet de Copenhague.

Et à Hong-Kong, la presse interpelle le gouvernement.

« Le gouvernement doit prendre les mesures pour réduire ses émissions de carbone », écrit le South China Morning Post. « En tant que partie intégrante de la Chine, Hong-Kong ira à Copenhague sous le parasol de Pékin, mais la vérité c’est que la ville est l’un des plus gros émetteurs au monde gaz carbonique, dix fois plus que le reste de la Chine, plus même que les Etats-Unis : 29 tonnes par personne ». « Hong-Kong consomme beaucoup, écrit encore le South China Morning Post, et surtout elle importe beaucoup. Moins de 17% de l’empreinte carbone est due aux activités domestiques ».

Après la presse, la population interpelle aussi le gouvernement de Hong-Kong.
70% des Hongkongais estiment que le gouvernement ne fait pas assez pour améliorer la qualité de l’air dans la ville. Un sondage à la Une du South China Morning Post. Et 66% pensent que ça devrait être une priorité pour le gouvernement. Du coup, il y avait une manifestation ce week end dans les rues de la ville. Tout habillés de vert, les Hong-Kongais ont réclamé un air plus pur.

La bourse de Dubaï et d’Abou Dhabi reprenaient leurs cotations ce matin après quatre jours de fermeture et un vent de panique sur les marchés financiers.

Et deux journaux reviennent ce matin sur la cessation de paiement qui a menacé Dubaï pendant quelques heures jeudi. « Dubaï paie le prix pour avoir voulu être ce qu’il n’est pas », écrit par exemple The Nation à Bangkok. « Il sera intéressant de voir la réaction des marchés financiers aujourd’hui, écrit encore le journal thaïlandais, car de nombreuses banques occidentales, notamment britanniques ont placé leurs œufs à Dubaï ».
« Y a-t-il vraiment de quoi paniquer ? », se demande de son côté le Times of India. « Les experts du monde entier semblent dire que non, que les déboires de Dubaï sont seulement le dernier aléa d’un capitalisme sans limites. Les autorités indiennes ont recommandé de rester calme. C’est sage », estime encore le Times of India.

Ne pas paniquer, c’est bien beau, mais des travailleurs indiens n’ont pas eu le choix.

« Quand Sajid est parti pour fêter l’Aïd la semaine dernière, il pensait passer quelques jours tranquilles avec sa femme et ses enfants avant de retrouver son travail à Dubaï », raconte le Times of India. « Mais la fête a rapidement viré au cauchemar pour Sajid. Lui et des dizaines d’autres ouvriers tous originaires de la ville de Meerut ont été informé par SMS qu’ils étaient virés », raconte le journal. « Son contrat rompu, son visa de travail annulé, il devait recevoir son salaire par la poste ainsi que ses affaires. Seulement les salaires n’ont pas été payés depuis quatre mois, et les 64 travailleurs indiens qui ont reçu ce message ont bien peur de ne jamais voir leur dû ».

Impossible de terminer cette revue de presse sans un petit tour en Nouvelle-Zélande.

Il faut être « fair-play », « beau joueur » me corrigerait un de mes auditeurs préférés soucieux du franglais.
« Une attaque intelligente a permis de venger la défaite de juin », titre le New Zealand Herald ce matin. « Cinq essais contre 0 pour les Français et quelques magnifiques actions ont permis de défaire la France 39 à 12 », rappelle le New Zealand Herald, « et surtout de venger la défaite de juin en ramenant un souffle de vie dans un jeu qui manquait cruellement d’oxygène », explique encore le journal. Pour ceux qui ont suivi la revue de presse la semaine dernière, les maillots blancs n’ont donc pas modifié le jeu des All Blacks.

Et puis quelques nouvelles de Tiger Woods

Le golfeur a eu un accident de voiture ce week-end en Floride. Une fois, toute inquiétude sur sa santé écartée, les journaux à sensation se sont emparés de l’affaire et affirment que Tiger Woods a eu cet accident après une dispute avec sa femme. Le New Zealand Herald et The Australian reprennent le démenti de Tiger Wood sur son site. « Cet accident embarrassant, dit-il, était entièrement de ma faute. Je ne suis pas parfait et cela ne se reproduira plus ». Mais il n’est pas clair si le golfeur parle de l’accident en lui-même ou de la belle qui était à ses côtés.

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