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Etats-Unis / Afghanistan

Barack Obama dévoile peu à peu sa stratégie pour l'Afghanistan

REUTERS / Bruno Domingos

Mardi, devant la prestigieuse école militaire de West Point, Barack Obama devrait annoncer une augmentation significative du nombre de soldats américains en Afghanistan. Il a déjà averti ses homologues européens notamment de ses intentions. La stratégie américaine se précise.

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Avec notre correspondante à Washington, Donaig Le Du

Barack Obama a donné les ordres dès dimanche soir. Ses principaux commandants sur le terrain en Afghanistan, ont été parmi les premiers informés des décisions présidentielles. Et les premiers soldats américains supplémentaires devraient être déployés très rapidement dans les provinces de l’est et du sud du pays.
Lundi, c’était au tour des principaux alliés des Etats-Unis d’être mis dans la confidence ; sans toutefois que ne leur soit révélé le nombre de militaires qui seront envoyés en renfort. Enfin Barack Obama s’entretiendra ce mardi avec plusieurs membres éminents du Congrès juste avant de prononcer son discours à la Nation.

Clarifier la stratégie, fixer des objectifs précis aux troupes américaines et surtout préparer dès maintenant une stratégie de sortie ; le président des Etats-Unis entend aussi prouver que cette guerre n’est pas seulement une affaire américaine. Il veut demander à ses alliés au sein de l’Otan de faire eux aussi un effort, à hauteur de 5 à 10 000 hommes au total.

Barack Obama est convaincu que la solution en Afghanistan ne peut être seulement militaire. Il attend du gouvernement Karzaï qu’il fasse la preuve de sa bonne volonté, en donnant des signes forts dans les domaines de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

Certains ont d’ores et déjà annoncé une augmentation de leur contribution, tandis que d'autres restent sur leurs positions.

Le Premier ministre britannique a expliqué aux députés que les conditions sont remplies pour déployer, comme prévu, 500 soldats supplémentaires et notamment, a-t-il dit, en raison de la promesse obtenue d'une augmentation des contingents des autres membres de la coalition. Selon lui, huit pays sont prêts à augmenter leur contribution. L'effectif britannique est donc porté à 9 500 hommes, a dit Gordon Brown, qui confirme ainsi la place prépondérante de la Grande-Bretagne aux côtés de Washington dans la guerre en Afghanistan.

Même tonalité à Rome qui a 3 250 soldats sur place. Silvio Berlusconi, le président du Conseil, a annoncé qu'il était disposé à fournir une «contribution supplémentaire», mais il n'a toutefois donné aucun chiffre.

Pour sa part, le président français a annoncé une contribution française parfaitement stable. Il y a environ 3 300 soldats français déployés dans le cadre de la coalition et qui resteront là-bas «aussi longtemps que nécessaire», mais il n'y aura pas de troupes supplémentaires, a déclaréNicolas Sarkozy.

Enfin, avec 1 550 hommes sur le terrain, le Premier ministre australien Kevin Rudd a lui aussi réaffirmé qu'il déclinerait toute demande de renforts. Mais comme le président français, Kevin Rudd rappelle qu'il n'a pas l'intention de ramener les soldats à la maison...

Il faudra toutefois compter avec l'évolution de la situation sur le terrain. Les opinions publiques donnent des signes d'essoufflement face à cet engagement au résultat incertain. Les Canadiens ont d'ores et déjà fixé la date de leur retrait à 2011.

 

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