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Honduras

Election présidentielle : polémique sur le niveau de participation

Les opposants ont mis à profit leur jour de congé pour descendre dans les rues après avoir boycotté le scrutin, le 30 novembre 2009.
Les opposants ont mis à profit leur jour de congé pour descendre dans les rues après avoir boycotté le scrutin, le 30 novembre 2009. AFP / Yuri Cortez

L’élection présidentielle controversée de dimanche s’est achevée sur le triomphe du candidat du Parti National, Porfirio «Pepe» Lobo qui s'est proclamé vainqueur. Il doit à présent convaincre la communauté internationale de la légitimité de ce scrutin. Quant aux électeurs, ils ont bénéficié d’un jour de congé, qu’ont mis à profit les opposants pour descendre à nouveau dans les rues, après être restés chez eux le jour du scrutin qu’ils avaient boycotté.

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Avec notre envoyé spécial à Tégucigalpa, Patrick-John Buffe

Une nouvelle pomme de discorde a surgi à l’issue des élections : le niveau de participation. Aux dires du gouvernement putschiste et des principaux partis politiques, jamais il n’avait été si élevé : plus de 60% pour Porfirio Lobo qui s’appuie sur les projections du tribunal électoral.

Quant aux principaux quotidiens de la capitale, ils n’ont pas hésité à consacrer leur Une à la participation massive des électeurs. En revanche, pour le front de résistance contre le coup d’Etat, c’est bien l’abstentionnisme qui l’a emporté.

Ses dirigeants estiment que 65 % des électeurs ne se sont pas rendus aux urnes. Pour célébrer cette victoire, la résistance a organisé ce lundi une grande caravane de voitures dans les rues de Tegucigalpa, envahies par le bruit des klaxons.

Tous les manifestants tendaient le bras hors des véhicules pour montrer qu’ils avaient la main propre, sans taches d’encre, attestant ainsi qu’ils n’étaient pas allés voter. Les dirigeants de la résistance considèrent « qu’un taux d’abstention inférieur à celui des élections de 2004 ne peut s’expliquer que par une fraude consistant à gonfler les chiffres, le but des putschistes étant de persuader la communauté internationale de reconnaître ces élections et ces nouvelles autorités».

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