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Revue de presse des Amériques

Le Honduras divise les Amériques

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Les élections controversées de dimanche dernier au Honduras font couler beaucoup d’encre, du nord au sud du continent américain. A Tegucigalpa, les journaux font bloc derrière le vainqueur du scrutin controversé de dimanche dernier, le conservateur Porfirio Lobo.

La Tribuna se félicite d’une « participation record », plus de 60%, sans s’attarder sur la contestation, par les partisans du président déchu, des chiffres donnés par le tribunal électoral. « Nous ne permettrons pas à Chavez de fourrer son nez dans les affaires du Honduras », titre La Prensa, en citant le président élu, qui a appelé hier à tourner la page du coup d’Etat pour regarder vers l’avenir.

Pour El Tiempo, le grand perdant de ces élections, c’est Manuel Zelaya, dont les appels au boycott du scrutin, lancés de l’ambassade du Brésil où il est toujours confiné, n’ont semble-t-il pas été entendus. « Zelaya, c’est du passé », écrit le journal vénézuélien anti-Chavez TalCual, à l’unisson de la presse hondurienne.

Désordre au sommet ibéro-américain d’Estoril

Le quotidien argentin Clarin porte un regard beaucoup plus nuancé sur ce scrutin qui a profondément divisé hier le sommet ibéro américain d’Estoril, au Portugal. D’un côté, il y a ceux que le journal appelle « les irréductibles » : l’Argentine, le Brésil, le Chili, le Venezuela et Cuba, entre autres, qui refusent catégoriquement de reconnaître un « simulacre d’élections » pour reprendre les mots de la présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner.

De l’autre côté, il y a ceux qui, comme le colombien Alvaro Uribe, ont félicité Porfirio Lobo pour son élection hier à Estoril, « en harmonie avec les Etats-Unis ». L’Espagne, elle, a décidé de ne pas reconnaître les élections, mais de ne pas les ignorer non plus.  Une position « contradictoire », selon Clarin, qui a d’ailleurs été accueillie « très négativement » au sommet d’Estoril.

Les divisions de la presse latino-américaine sur le Honduras se retrouvent également aux Etats-Unis. Le Miami Herald et le Wall Street Journal, deux journaux qui n’ont jamais été très véhéments contre le coup d’Etat, se félicitent de voir un nombre croissant de pays reconnaître les élections, dans la foulée des Etats-Unis.

Cafouillage de l’administration Obama

Le Los Angeles Times, à l’inverse, s’inquiète des cafouillages de l’administration Obama dans la crise hondurienne. « Le président Obama avait promis en avril, au sommet de Trinidad et Tobago, un nouveau départ dans les relations avec l’Amérique latine. Jusqu’à présent, on a vu davantage de continuité que de changement », constate le quotidien californien, qui cite en vrac l’embargo contre Cuba toujours en place, l’affaire des bases militaires en Colombie, ainsi que la gestion du récent du coup d’Etat au Honduras.

En reconnaissant le scrutin de dimanche dernier, les Etats-Unis ont donné une forme d’impunité aux auteurs du coup d’Etat, estime le Los Angeles Times. « Washington a porté atteinte à sa crédibilité dans la région et s’est mis en porte-à-faux avec des alliés stratégiques en Amérique du Sud, comme le Brésil, l’Argentine le Chili », conclut, impitoyable, le quotidien californien.

Une taxe sur l’essence pour financer la guerre en Afghanistan

C’est la fin d’un long suspense, savamment entretenu par les journaux américains. Barack Obama doit enfin dévoiler ce mardi soir sa stratégie pour l’Afghanistan. Cela fait des semaines que tous les grands quotidiens américains décortiquent le sujet, sous tous les angles.

Le Washington Post, par exemple, s’interroge sur le coût de l’effort de guerre… et propose une solution originale : financer l’envoi de troupes supplémentaires par une augmentation de la taxe sur le carburant. Le journal a sorti sa calculette : « Une hausse de 40 centimes le gallon, étalée sur 5 ans, permettrait quasiment de couvrir l’effort de guerre, sans pour autant que le prix à la pompe atteigne les sommets de l’été 2008 ». Mais le Washington Post reconnaît que l’idée risque d’avoir du mal à passer au pays du tout-automobile.

L’agenda surchargé de Barack Obama pour décembre

Le même Washington Post publie également une passionnante enquête sur les précédentes tentatives de reconstruction de pays dévastés par un conflit. L’Afghanistan s’ajoute aujourd’hui à une liste déjà longue : Somalie, Haïti, Timor oriental, Balkans, Irak. La liste s'étire et les résultats des efforts de reconstruction de la part des grandes puissances sont pour le moins mitigés.

USA Today choisit de ne pas s’intéresser seulement à l’Afghanistan, mais à l’agenda surchargé qui attend Barack Obama ce mois-ci. Le quotidien dresse un inventaire à la Prévert. « Ce soir », l’Afghanistan, « le dossier de politique étrangère le plus brûlant ». Jeudi, sommet sur l’emploi ; « son plus gros casse-tête ». Cette semaine, le Sénat ouvre le débat sur l’assurance-santé « sa principale initiative de politique intérieure ». La semaine prochaine, Barack Obama s’envole pour le sommet de Copenhague sur le changement climatique où il devra « batailler pour mettre en œuvre l’une de ses principales promesses de campagne ».

 

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