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Chili / Espagne

Le juge Baltasar Garzon ne lâche pas la famille Pinochet

Le général Augusto Pinochet, le 21 août 1997, à l'Ecole militaire de Santiago.
Le général Augusto Pinochet, le 21 août 1997, à l'Ecole militaire de Santiago. (Photo: AFP)

Baltasar Garzon, juge de l’Audience nationale espagnole, a décidé de poursuivre la veuve de l’ancien dictateur Augusto Pinochet et trois autres personnes, pour détournement et blanchiment d’argent.

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Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

C’est Baltasar Garzon qui déjà, en 1998, avait provoqué l’arrestation de l’ancien dictateur chilien alors qu’il se trouvait à Londres. Augusto Pinochet est mort en décembre 2006 alors le magistrat espagnol s’en prend à sa famille, non pour des affaires de torture mais pour avoir détourné et blanchi des sommes d’argent considérables.

La justice espagnole parle de 77 millions de dollars. C’est cette somme que Baltasar Garzon réclame aujourd’hui à Lucia Iriart, la veuve d'Augusto Pinochet. D’autres personnes sont impliquées : deux anciens responsables de la banque, Banco de Chile, et l’exécuteur testamentaire de l’ancien dictateur. Le pécule, les 77 millions de dollars, doit servir à indemniser les victimes de Pinochet.

L'affaire n'en restera pas là

Le juge espagnol a lancé une commission rogatoire au Chili pour interroger la veuve de Pinochet, Lucia Iriart. Il prévoit de se rendre lui-même sur place. Une enquête a déjà été ouverte au Chili sur l’origine de la fortune de l’ancien dictateur après la découverte de centaines de comptes bancaires lui appartenant, mais elle n’a pu encore apporter la preuve du blanchiment d’argent.
 

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