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Somalie

Attentat à Mogadiscio : 23 morts dont trois ministres

Un homme blessé est transporté après l'explosion, le 3 décembre 2009.
Un homme blessé est transporté après l'explosion, le 3 décembre 2009. Reuters/Feisal Omar

Un attentat-suicide dans un hôtel de Mogadiscio a tué, jeudi matin, vingt-trois personnes, dont trois ministres du gouvernement de transition somalien et deux journalistes locaux. L’attaque a eu lieu lors d’une cérémonie officielle. L'auteur de l'attentat s'était déguisé en femme.

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C'est en pleine cérémonie de remise des diplômes pour une quarantaine d'étudiants de l'université Banadir que l'attentat s'est produit. Trois ministres ont été tués : le ministre de l'Education supérieure, Ibrahim Hassan Addow, le ministre de l'Education, Mohamed Abdullhai Waayel et la ministre de la Santé, Qamar Aden Ali.

Deux journalistes somaliens figurent parmi les morts : le correspondant de radio Shabelle, Mohamed Amin Aden, et un cameraman travaillant pour la télévision al-Arabiya, Hassan Zuber Hadji. Le ministre des Sports aurait été blessé.

Le directeur de cabinet du ministre somalien de l'information a même évoqué un bilan de 60 morts.

Youssouf Karieh, universitaire djiboutien et spécialiste de la corne de l'Afrique

Des dizaines de personnes, dont de nombreux officiels, s'étaient rassemblées à l'hôtel Shamo pour la remise de diplômes. L'hôtel est situé dans ce qu'il reste de la zone contrôlée par le gouvernement de transition somalien, à un kilomètre d'une base de la force de paix de l'Union africaine (Amisom). Il y a eu une énorme explosion. Certains témoins parlent d'une attaque à la grenade. D'autres évoquent une attaque-suicide et affirment qu'un des étudiants a déclenché des explosifs qu'il portait sur lui.

Intimidation

Selon l'un des correspondants à Mogadiscio de la rédaction en anglais de RFI, l'explosion est apparemment due à un terroriste qui a fait exploser sa charge. D'après un officiel du gouvernement, il s'agirait d'un kamikaze, déguisé en femme, qui aurait réussi à entrer dans l'hôtel où les ministres assistaient à une cérémonie de remise des diplômes pour des étudiants qui s'apprêtaient à partir à l'étranger poursuivre leur cursus. L'explosion a été très forte, elle a été entendue depuis différents quartiers de la capitale. Les blessés ont été amenés pour être soignés à l'hôpital situé près de cette zone.

L'envoyé spécial de l'Union africaine pour la Somalie, Wafula Wamunyini, a dénoncé, depuis Kampala, cet attentat qui visait, selon lui, « à intimider le gouvernement de transition ». Un autre ministre, celui de la Sécurité intérieure, avait déjà été tué il y a six mois dans un attentat à 300 kilomètres au nord de Mogadiscio, une attaque revendiquée par les milices islamistes shebab qui avait tué 19 autres personnes. Le 17 septembre dernier, plus de 20 personnes ont été tuées dans un double attentat-suicide, également revendiqué par les shebab qui se réclament d'al-Qaïda, contre le quartier-général de l’Amisom à l’aéroport de Mogadiscio.

La circulation est libre à Mogadiscio, à la fois dans les lieux contrôlés par les groupes d'opposition armée et dans ceux contrôlés par le gouvernement de transition. Mais il s'agit d'une personne qui a commis un attentat suicide ; elle pouvait pénétrer partout déguisée en civil, c'est ce qui s'est passé...

La réaction du chef de L'AMISOM, Mission de l'Union africaine en Somalie

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