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revue de presse des Amériques

Honduras : le Congrès interdit le retour de Zelaya

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Manuel Zelaya ne récupérera pas son fauteuil présidentiel, le Congrès hondurien s'y est opposé mercredi à une écrasante majorité. « Le retour au pouvoir de Zelaya repoussé » titre La Prensa, « Le Congrès interdit son retour » renchérit El Tiempo. Les quotidiens honduriens décrivent en détail la façon dont se sont déroulés les débats mercredi à la Chambre : « Huit heures de discussions et une décision sans appel : Sur 125 parlementaires 111 ont dit non », non, le président renversé le 28 juin dernier ne reviendra pas. Son mandat s'achève le 27 janvier prochain. L’homme qui a assuré l'intérim pendant toute la crise (le président de facto) estime que le dossier est clos. Roberto Micheletti se confie à La Tribuna : « Mel appartient au passé (…) à l'histoire ». La Prensa latina, prédit « une aggravation de la situation. Le vote des parlementaires honduriens ouvre un nouveau chapitre dans cette crise et cette dernière va la prolonger ». L’agence de presse officielle cubaine donne aussi la parole aux députés minoritaires, ceux qui soutiennent toujours le président déchu, « cette décision ratifie le coup d'Etat » disent-ils. La majorité s'exprime elle dans le Miami Herald Tribune : « Manuel Zelaya ne peut pas reprendre son fauteuil car il a violé la Constitution ». Pour El Tiempo : « Les institutions ne seraient pas viables s’il reprenait ses fonctions ».

 
Pendant ce temps, dans l’ambassade du Brésil, à Tégucigalpa…

Le chef de l’Etat destitué est toujours retranché derrière les murs de la représentation brésilienne au Honduras et le Miami Herald Tribune décrit à la une « l’étrange monde de Manuel Zelaya […]. C’est probablement dans cette ambassade que le président destitué achèvera son mandat […]. Il dort sur un matelas, dans la bibliothèque depuis 74 jours maintenant ».  « Cela ressemble à un camp de concentration » affirme l'intéressé. Le bâtiment est toujours encerclé par l'armée, rien ne rentre sauf de la nourriture et des produits d'hygiène. Les conditions de vie sont difficiles mais les proches de Mel l’affirment « il est un solide comme un chêne, jamais malade ».

 Le Pakistan inquiet de la stratégie américaine en Afghanistan

Barack Obama a finalement défini sa stratégie pour l'Afghanistan : un renfort de 30 000 hommes. L'annonce continue de susciter des commentaires dans la presse. Le New York Times rappelle qu'en Afghanistan et au Pakistan on a surtout entendu la deuxième partie du message : les troupes américaines pourraient quitter le terrain d'ici 18 mois laissant le champ libre aux islamistes de la région. « Les services secrets pakistanais sont visiblement déçus, affirme le journal, ils estiment qu'il est injuste de laisser le Pakistan se débrouiller seul avec al-Qaïda (…) L’arrivée massive de renforts américains, suivie du départ des troupes risque de compliquer la tâche de l'armée pakistanaise ». Une inquiétude que relaie également le Washington Post. Le quotidien rappelle que « le Pakistan est lui-même engagé dans une guerre contre ses propres talibans et si la stratégie américaine en Afghanistan échoue, ce sera terrible pour Islamabad ».

Mauvaise nouvelle pour les salariés du Washington Post

Le quotidien américain va licencier 370 employés c'est-à-dire 40% de ses effectifs. « En ces temps économiques troublés affirme la direction nous devons réduire les coûts ». Le Miami Herald Tribune annonce quant à lui 24 licenciements. Le secteur des médias est particulièrement touché par la crise aux Etats-Unis.

Tiger Woods dans la tourmente

L'icône du golf est à la une des quotidiens américains. USA Today résume « Tiger Woods a reconnu à demi-mot avoir eu des liaisons extraconjugales (…) avoir trahi sa famille par ses écarts de conduite ». La semaine dernière le célèbre golfeur, âgé de 33 ans, a été victime d'un étrange accident de voiture, en pleine nuit. La presse révèle finalement qu’une dispute conjugale est à l’origine de cet accident. L’épouse du golfeur, un ancien top model suédois, n'a visiblement pas apprécié ces infidélités. « Tiger Woods est le papa de deux enfants » rappelle le Globe and Mail. La presse nord-américaine disserte donc longuement sur l’adultère. « Aller draguer à droite et à gauche, les hommes ont tous tendance à le faire dit l'éditorialiste du Globe and Mail ce qui est vraiment stupide c'est de s'imaginer qu'on ne se fera pas prendre ». « Chez les gens riches et célèbres estime le quotidien de Detroit avoir une liaison, c'est assez commun (...) Mais pour Tiger Woods, nous pensions qu'il était parfait, c'était un mythe vivant (...) finalement c'est un golfeur pas un saint, un mortel imparfait comme tout le monde ». Cette affaire ne devraient pas affecter la confiance des sponsors et des publicitaires affirme pour sa part le Chicago Tribune. Tiger Woods représentait jusqu'à présent l'image même de l'homme intègre, perfectionniste et cette image l'a rendu riche, très riche.

 

 

 

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