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Royaume-Uni / Pakistan

Islamabad attend des clarifications sur le plan américain

Le Premier ministre Gordon Brown et son homologue pakistanais devant le 10 Downing street à Londres, le 3 décembre 2009.
Le Premier ministre Gordon Brown et son homologue pakistanais devant le 10 Downing street à Londres, le 3 décembre 2009. Reuters/Andrew Winning

Youssuf Raza Gilan, le Premier ministre pakistanais, en visite de travail à Londres, annonce attendre des explications concernant la nouvelle stratégie américaine en Afghanistan, dévoilée par Barack Obama le 1er décembre. Une attitude qui contraste avec le satisfecit exprimé par Londres. Islamabad s’inquiète des effets néfastes résultant de cette nouvelle stratégie.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Pour le Premier ministre pakistanais, la façon la plus diplomatique de laisser entendre qu'il voulait en savoir plus, a été de dire que le Pakistan examinait avec minutie la façon de mettre en œuvre la nouvelle stratégie américaine, mais que le pays avait besoin de clarification à son sujet. Islamabad craint qu’un renfort des soldats en Afghanistan ne pousse les talibans à franchir la frontière avec le Pakistan et ne déstabilise davantage une région déjà en difficulté.

La rencontre de Londres était d’ailleurs axée sur la sécurité régionale et la façon de combattre l’extrémisme et les insurgés. Les deux Premiers ministres se sont bornés, en conférence de presse, à saluer les efforts de chaque pays dans cette lutte.

Néanmoins, ces entretiens se sont déroulés sur fond de net désaccord sur le sort d’Oussama ben Laden. Si Gordon Brown a déclaré ce jeudi qu’il était impressionné par les efforts pakistanais, il avait pourtant un peu plus tôt cette semaine, appelé Islamabad à faire plus pour traquer le chef d’al-Qaïda et déstabiliser le réseau islamiste, ajoutant que Londres pensait que le terroriste se cachait au Pakistan.

Réponse assez sèche ce jeudi de son homologue, Youssuf Raza Gilani, mais de façon indirecte puisqu’il réagissait à la question d’un journaliste : « Je doute que l’information que vous relayez soit correcte parce que je ne pense pas qu’Oussama ben Laden soit au Pakistan ». Bref, l’heure n’est manifestement pas à aborder en public les questions qui fâchent.
 

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