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Guatemala

Des preuves accablantes sur les massacres de 1982

Les familles guatemaltèques enterrent en juillet 2006 à San Martin Jilotepeque les restes des victimes tuées en 1982.
Les familles guatemaltèques enterrent en juillet 2006 à San Martin Jilotepeque les restes des victimes tuées en 1982. AFP/Orlando Sierra

Au Guatemala où de nombreuses ONG veulent retrouver la mémoire historique de tout ce qui s’est passé pendant la guerre civile en 1982 , le rapport sur «l'opération Sofia», un document clef, vient de remonter à la surface. Il devrait permettre de faire juger certains responsables des assassinats de la guerre sale qui a fait 200 000 morts.

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Avec notre correspondant à Mexico, Patrice Gouy

Le département des Archives de la Sécurité nationale de l’université George Washington, a retrouvé le rapport sur «l'opération Sofia». Un document classé secret défense nationale que l’armée guatémaltèque refusait de présenter à la justice comme le lui réclamait le tribunal constitutionnel du Guatemala.

Ce document de 359 pages détaille avec précision l’assassinat de civils, la destruction de leurs maisons, de leurs cultures et de leurs animaux. Ces documents comportent les ordres et les plans d’attaques réalisés entre le 8 juillet et le 19 août 1982 par le chef d’état-major Hector Lopez Fuentes. Ils confirment la stratégie de terres brûlées engagée par le dictateur Efraín Rios Montt contre les indigènes de la région Ixil dans le Quiché.

La Fondation du prix Nobel de la paix Rigoberta Menchú a aussitôt présenté à la justice le rapport Sofia comme preuve qu’Efraín Rios Montt avait bien une volonté de génocide lorsqu’il a fait exterminer 440 communautés indigènes lors de la lutte contre les communistes en 1982.

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