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ITALIE / RUSSIE

Silvio Berlusconi et Dmitri Medvedev sur la même longueur d'onde

Le président russe Dmitri Medvedev (g) et le Premier ministre italien Silvio Berlusconi à l'issue de leur rencontre à Villa Madama à Rome, le 3 décembre 2009.
Le président russe Dmitri Medvedev (g) et le Premier ministre italien Silvio Berlusconi à l'issue de leur rencontre à Villa Madama à Rome, le 3 décembre 2009. REUTERS/Tony Gentil

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi et le président russe Dmitri Medvedev ont placé leur rencontre à Rome sous le signe de l'entente cordiale. Sécurité européenne et énergie ont été au centre des discussions entre les deux chefs d'Etat.

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Avec notre correspodante à Rome, Anne Le Nir

Silvio Berlusconi a voulu démontrer combien les relations entre l’Italie et la Russie sont importantes et amicales, en réunissant 24 des ministres de son gouvernement pour accueillir le président russe à Rome.

De fait, plusieurs mémorandum d’entente ont été signés, dont un entre la compagnie aérienne Alitalia et la compagnie Aeroflot dans l’objectif d’aboutir à un accord industriel et commercial pour développer toutes les synergies possibles et un autre entre le groupe Eni et son partenaire russe Gazprom qui, «permettrait de favoriser l’entrée d’EDF dans le projet de gazoduc South Stream» devant relier la Russie à l’Union européenne.

Le chef du gouvernement italien et le président Dmitri Medvedev ont également souligné leur entente en matière de sécurité internationale, y compris sur l’Afghanistan.

La Russie est prête à soutenir le nouvel effort américain en garantissant le transit aérien de troupes et matériels, en participant à des projets économiques et en formant des policiers et des militaires afghans, tandis que Rome se déclare disposée à envoyer en renfort un millier de soldats.

 

Avec notre correspondant au Vatican, Antoine-Marie Izoard

Venu pour la première fois au Vatican, Dmitri Medvedev s’est entretenu près d’une demi-heure, en privé, avec Benoît XVI. Lors des entretiens qu’il a eus avec le pape, ainsi qu’avec ses plus proches collaborateurs, le cardinal Bertone et Mgr Mamberti, le président russe a officiellement parlé de « la situation politique et économique internationale », « des défis actuels de la sécurité et de la paix », mais aussi de « la contribution des croyants à la vie de la Russie »…

Mais cette visite a surtout été l’occasion pour la Fédération de Russie et le Saint-Siège d’annoncer leur souhait d’établir « des relations diplomatiques pleines ». Ainsi, les deux parties devraient prochainement élever leurs représentations diplomatiques - jusque-là considérées de nature « spéciale » - au niveau d’ambassade et de nonciature. Un changement, confie le Vatican, qui devrait intervenir d’ici à la fin de l’année.

Les rapports entre le Vatican et Moscou sont aussi le baromètre de ceux entre l’Eglise catholique et le Patriarcat orthodoxe russe. Cette décision diplomatique est peut-être le signe que les temps ont changé et que l’on se rapproche d’une rencontre entre Benoît XVI et le patriarche Cyrille.
 

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