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Guinée

Le capitaine Dadis Camara évacué vers le Maroc

Moussa Dadis Camara et son aide de camp Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba, le 7 octobre 2009.
Moussa Dadis Camara et son aide de camp Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba, le 7 octobre 2009. AFP/Seyllou

Le capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte militaire au pouvoir en Guinée a été évacué ce vendredi au Maroc, au lendemain d'une tentative de meurtre à Conakry par son aide de camp Aboubakar Sidiki Diakité. L’information a été confirmée en début d’après-midi de ce vendredi à Conakry par un ministre militaire. Mais on ignore où se trouve l’agresseur du président guinéen.

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Le capitaine Moussa Dadis Camara se trouvait en début de l’après-midi à bord d'un avion burkinabé qui le transportait vers le Maroc. Cela a été confirmé par le ministre secrétaire général à la Présidence, le commandant Kélétigui Faro. On ne connait toujours pas la gravité et la nature de la blessure du chef de la junte guinéene. Des informations indiquent qu'il aurait reçu une balle au cou et à la tête. En tous cas, si Dadis Camara est finalement évacué au Maroc on peut en déduire qu'il est sans doute grièvement blessé.

Dans la capitale, Conakry, beaucoup d'habitants sont restés chez eux ce vendredi matin et n'ont pas envoyé les enfants à l'école. L'activité et la circulation étaient réduites. Des gendarmes et militaires ont été déployés aux entrées et sorties de la ville et des patrouilles quadrillent la capitale. L'aide de camp de Dadis Camara le lieutenant Aboubakar Sidiki Diakité, dit Toumba, qui est accusé d'avoir tiré jeudi soir sur le chef de la junte, serait retranché avec ses hommes dans un quartier de Conakry.

On ne sait pas encore précisément les raisons de cette tentative d'assassinat. Plusieurs versions circulent : est-ce lié à des affaires de trafic de drogue ou bien à l'enquête internationale sur la répression du 28 septembre dernier? Camara aurait peut-être cherché à accuser Toumba, pour s'affranchir de toute responsabilité dans le massacre de ce jour-là qui a coûté la vie à au moins 150 civils. 

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