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GUINEE

Moussa Dadis Camara dans un état «difficile mais pas désespéré»

Le capitaine Moussa Dadis Camara, le 27 décembre 2008.
Le capitaine Moussa Dadis Camara, le 27 décembre 2008. Laurent Correau / RFI

Le chef de la junte en Guinée, Moussa Dadis Camara, qui a survécu jeudi à une tentative d'assassinat par son aide de camp, a été hospitalisé vendredi au Maroc. Son état est « difficile mais pas désespéré », selon le président burkinabé Blaise Compaoré.

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Blaise Compaoré a manifestement pu s'entretenir avec le médecin de Dadis Camara et, selon lui, le chef de la junte serait dans une situation « difficile mais pas désespérée ». Il est conscient, affirme le président burkinabé, et son état nécessite une opération, car il a été blessé par balles.

Le chef d'État se porte bien. Il a eu une toute petite intervention chirurgicale.

Idrissa Chérif, ministre de la Communication

Selon plusieurs sources concordantes, Toumba Diakité a tiré directement sur Dadis Camara visant la tête puisqu'il savait que le chef de la junte portait toujours un gilet pare-balles sur le torse. Une balle lui aurait perforé la boîte crânienne. On est loin des propos rassurants tenus dans un premier temps par les conseillers en communication du chef de la junte.

Le président burkinabé, Blaise Compaoré :

Rappelons en quelques mots les circonstances qui ont amené Toumba Diakité à tirer sur Dadis Camara. Le chef de la garde présidentielle venait d'être entendu par la commission d'enquête internationale et, manifestement, il était assez furieux du fait que Dadis Camara l'ait rendu responsable de la tuerie du stade le 28 septembre dernier. Par la suite, Toumba Diakité et ses hommes ont ouvert le feu sur des groupes de gendarmes et de militaires avant de se retrancher dans le camp Koundara, dans la péninsule de Kaloum, à Conakry. Dadis Camara s'est rendu au camp et une altercation a éclaté entre les deux hommes.

Aujourd'hui, Toumba Diakité est en fuite. Certains de ses proches ont d'ores et déjà été arrêtés tandis que l'armée et la gendarmerie ratissent Conakry.

Le Maroc veut garder ses distances

Avec notre correspondante à Rabat, Léa-Lisa Westerhoff

« C’est sans consultation préalable », a précisé le ministère des Affaires étrangères que le chef de la junte guinéenne aurait décidé de se rendre au Maroc.

« Le royaume vient d’apprendre que le capitaine Moussa Dadis Camara aurait pris un avion pour une prise en charge hospitalière », précisait le communiqué en milieu d’après-midi vendredi.

C’est donc pour des raisons purement humanitaires, sous-entendu vu la gravité de sa blessure par balle, que le Maroc aurait accepté d’accueillir Moussa Dadis Camara.

Pourquoi toutes ces nuances ? Est-ce que parce que le protocole n’a pas été respecté ou pour garder ses distances par rapport au chef de la junte ? Difficile à dire. Le Maroc est également un proche allié de la France. Le royaume cherche peut-être à faire preuve de neutralité dans le dossier.

Quoi qu’il en soit, aucun détail supplémentaire n’a filtré sur l’hospitalisation de Moussa Dadis Camara. Et hier soir, devant l’hôpital militaire de Rabah, rien n’indiquait la présence du chef de la junte guinéenne.
 

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