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Roumanie/Présidentielle

Chacun des deux candidats se dit vainqueur

Mircea Geoana (g) et Traian Basescu se disent tous deux vainqueurs de l'élection présidentielle roumaine.
Mircea Geoana (g) et Traian Basescu se disent tous deux vainqueurs de l'élection présidentielle roumaine. REUTERS

La Roumanie ne connaît pas encore avec certitude le nom de son nouveau président. Les deux candidats, Mircea Geoana et Traian Basescu, au coude-à-coude, revendiquent chacun la victoire.

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Avec notre correspondante à Bucarest, Marion Guyonvarch

Dans ce duel incertain, l’avantage va tout de même à Mircea Geoana. Selon les estimations réalisées à la sortie des urnes, le candidat social-démocrate rassemblerait 51% des voix, contre 49% pour son adversaire, le président sortant Traian Basescu. Devant ses partisans en liesse, Mircea Geoana a déclaré être « à partir d’aujourd’hui, le président de tous les Roumains ».

Mais Traian Basescu se présente lui aussi en vainqueur. Le candidat démocrate-libéral a affirmé qu’il avait en main des sondages prouvant qu’il avait dépassé Mircea Geoana en fin de journée. « J’ai gagné », a-t-il lancé, « nous sommes dans la même situation qu’en 2004 ».

Lors de la précédente présidentielle, Traian Basescu, donné perdant, l’avait finalement emporté contre son adversaire d’alors, Adrian Nastase, lors du comptage des votes. Traian Basescu table notamment sur les votes de l’importante diaspora roumaine pour rattraper son retard.

Les premiers résultats officiels partiels seront connus lundi matin et avec eux, sans doute, le nom du véritable élu.

Longtemps en tête des pays européens en forte croissance, la Roumanie a dû contracter un emprunt de 20 milliards d'euros auprès du FMI, le Fonds monétaire international.

Entrée en 2007 dans l'Union européenne, la Roumanie est l'un des pays les plus pauvres des 27 Etats membres. Confrontée à une grave crise politique, en proie à la corruption, le pays plonge dans la récession économique. Depuis octobre dernier, la Roumanie n'a plus de gouvernement. Déstabilisée de l'intérieur, elle doit en plus faire face à la crise économique mondiale. Il n’est donc pas étonnant que dans ces conditions, la Roumanie soit l'un des pays de l'Union européenne le plus touché, alors qu'il y a encore quelques mois elle était en pleine croissance.

Le chômage qui touche particulièrement les jeunes, a doublé en un an, passant de 3.5% à plus de 7%. L'inflation y est chronique et le PIB a baissé de 8%. Sans gouvernement et sans budget, le pays se retrouve sous perfusion du Fonds monétaire international qui a décidé de lui accorder un prêt de 20 milliards d'euros, à la condition que l'Etat mette de l'ordre dans ses finances. Ce prêt est crucial pour la Roumanie qui a besoin d'argent pour payer les fonctionnaires et les retraites.

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