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Environnement

Sommet de Copenhague : deux semaines pour sauver le climat

REUTERS / Pawel Kopczynski

Le monde entier converge lundi vers Copenhague, capitale du climat sous haute surveillance où se jouera, pendant quinze jours, le plus grand rendez-vous de la planète, par son ampleur et ses enjeux. Les chefs d’Etat vont donc devoir trouver un accord permettant d'éviter des dérèglements climatiques majeurs qui affligeraient en priorité les populations les plus démunies.

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La lutte à mener ne devrait pas être une lutte Sud-Nord. C’est une lutte commune.

François Naoueyama

Avec notre envoyée spéciale à Copenhague, Caroline Lachowsky

Cent quatre-vingt-douze pays, une centaine de chefs d’Etat; au total, plus de trente mille personnes sont attendues dans la capitale danoise durant ces quinze jours de négociations qui s’annoncent serrées.

Car pour donner suite au protocole de Kyoto et établir les nouvelles règles internationales pour limiter le réchauffement à deux degrés, il va falloir se mettre d’accord, à la fois sur les chiffres de réduction d’émissions, mais également sur le financement de l’adaptation au réchauffement pour les pays les plus vulnérables ou encore sur l’atténuation dans les pays émergents, grands émetteurs de gaz à effets de serre.

Nous préférons qu’il n’y ait pas d’accord plutôt qu’un accord au rabais.

Djibo Kâ

Alors comment adopter des mesures contraignantes et équitables pour tous ? Qui vérifiera et sur quelles bases ? D’où viendront le financement et la technologie ? Les réponses diffèrent entre le Nord, historiquement responsable, et le Sud, en développement.Au Nord, un des grands points d’interrogation de ce sommet porte sur l’engagement des Etats-Unis. Le deuxième pays le plus pollueur de la planète va-t-il enfin prendre ses responsabilités ?

Au Sud, les enjeux ne sont évidemment pas les mêmes pour les pays émergents comme la Chine ou le Brésil, et pour les pays en développement comme l’Afrique ou les petits pays insulaires particulièrement vulnérables au réchauffement climatique.

Pour faire pression sur les délégués, des milliers d'ONG sont déjà sur le pied de guerre dans la capitale danoise. Leurs militants sont prêts à conduire quelques actions spectaculaires pour garder l'attention du monde sur Copenhague.

Pour l’Afrique, un tournant décisif

Les négociations qui démarrent à Copenhague sont cruciales pour le continent africain et ses habitants, particulièrement vulnérables au réchauffement climatique. Même si l’urgence n’est pas la même pour les pays pauvres du Sahel ou pour les Etats forestiers d’Afrique Centrale.

Tous ont décidé de parler d’une seule voix pour exiger un engagement fort de la part des pays du Nnord historiquement responsables du réchauffement. Un engagement fort à la fois en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de l’ordre de 25 à 40%, mais aussi et surtout en termes d’aide financière et technologique.

Une aide qui évidemment devrait être additionnelle à l’aide au développement pour permettre aux pays les plus vulnérables de s’adapter au réchauffement climatique. Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, qui dirige la délégation africaine à Copenhague a prévenu que l’Afrique quitterait la table des négociations si les compensations financières pour lutter contre les conséquences du réchauffement climatique n’étaient pas à la hauteur.

Ce sera l’un des enjeux de cette négociation. L’Afrique est décidée à faire entendre sa voix.

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