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Sommet de Copenhague

La communauté internationale appelée à la responsabilité

Le délégué canadien (à gauche) à coté de représentants camerounais lors de l'ouverture du Sommet de Copenhague.
Le délégué canadien (à gauche) à coté de représentants camerounais lors de l'ouverture du Sommet de Copenhague. Reuters/Bob Strong

La pression est maximale pour les milliers de délégués de 192 pays présents à la cérémonie d’ouverture, accueillis à l’extérieur par les tambours de Greenpeace, sommés de choisir, selon le WWF entre un portail rouge -réchauffement assuré- et un portail vert. Ces représentants des différents gouvernements ont le pouvoir de sauver le monde maintenant. Une responsabilité encore martelée par les enfants, acteurs du mini-film catastrophe présenté en ouverture avec désert, ouragan et cauchemar de fin du monde. Le Premier ministre du Danemark, Lars Rasmussen, l’a souligné dans son discours, « le monde compte sur [eux]. Nous ne pouvons pas râter cette opportunité ». Le message s’adresse évidemment aussi aux 110 chefs d’Etats qui ont confirmé leur présence la semaine prochaine à Copenhague.

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Le message est relayé par le président du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat (GIEC). Le professeur Rajendra Pachauri a décliné le scénario catastrophe qui attend la planète et toute l’humanité si rien n’est fait pour limiter la hausse des températures à 2°, voire même à 1,5°. Catastrophes climatiques, guerres de l’eau, hausse du niveau de la mer, disparition de la banquise et des pays insulaires.

Le constat est sans appel et plus rapide encore que prévu. D’où l’appel du secrétaire général de la Convention de l’Onu sur le changement climatique, Yvo de Boer, a bouclé impérativement cette semaine de véritables propositions d’actions concrètes et tangibles, notamment sur le financement de l’adaptation au réchauffement pour les plus vulnérables. Yvo de Boer a parlé de 10 milliards de dollars par an disponibles, dès le lendemain de la Conférence.

Cette conférence va donc durer deux semaines et les organisateurs espèrent à la fin un beau cadeau de Noël. Un « gâteau de Noël » pour reprendre l’image d’Yvo de Boer, dont la première couche serait les propositions tangibles pour l’aide financière et technologique à l’adaptation des pays en développement, les plus vulnérables au réchauffement. La deuxième couche du gâteau serait les engagements concrets, les fameux 10 milliards par an entre autres. Et la troisième couche, eh bien, ce serait une vision à long terme pour limiter la réduction des émissions.

Il ne reste plus qu’à espérer, a souligné Yvo de Boer, que les 110 chefs d’Etats puissent souffler les bougies de ce gâteau assez improbable la semaine prochaine à Copenhague, la capitale danoise renommée pendant ces 15 jours « Hopenhague », le Port de l’espoir.
 

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