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Sommet de Copenhague

Le prix de la révolution énergétique

De nombreux secteurs, du solaire à l’éolien en passant par la biomasse et les énergies marines, vont profiter de la lutte contre le C02.
De nombreux secteurs, du solaire à l’éolien en passant par la biomasse et les énergies marines, vont profiter de la lutte contre le C02. Reuters/Stringer

La conférence de l’Onu sur le climat s’est ouverte, lundi 7 décembre 2009, à Copenhague au Danemark. Cent quatre-vingt-douze gouvernements vont discuter des objectifs de réduction des émissions de CO2 à l’horizon 2050. La question du financement de cette révolution énergétique sera au cœur des discussions.

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Jusqu'au 18 décembre 2009, date de la fin des négociations, les représentants de cent quatre-vingt-douze pays vont tenter de trouver à Copenhague, un accord pour limiter le réchauffement climatique. L’idée avancée lors des préparatifs du sommet : limiter à deux degrés la hausse moyenne des températures à la surface de la planète. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) chiffre cet effort à 10 500 milliards de dollars d’ici à 2030. Dans le domaine du réchauffement climatique, les secteurs du transport et du bâtiment sont les principaux émetteurs de gaz à effet de serre.

Pour « décarboner » l’économie, l’AIE conseille donc d’investir la moitié de ces 10 500 milliards pour transformer les systèmes de transports, fabriquer par exemple des voiture électriques ou hybrides, à grande échelle. Le reste des investissements serait à faire dans le bâtiment. Un secteur qui rejette aujourd’hui plus de 130 millions de tonnes de gaz carbonique par an dans le monde, 13% de plus qu’en 1990. L’enjeu n’est pas la construction neuve, mais la rénovation du parc immobilier qui devrait permettre de réelles économies d’énergies. Sans oublier le passage des énergies fossiles, pétrole et gaz, en énergies renouvelables.

Les Etats-Unis et la Chine, les deux plus gros pollueurs de la planète

Comment financer cette révolution énergétique ? Le débat reste ouvert entre les partisans d’une fiscalité verte et ceux qui militent pour la création d’un Fonds mondial auquel tous les pays contribueraient, selon leur degré de richesse. Puisque les gaz à effet de serre ont la particularité de rester des centaines d’années dans l’atmosphère, les pays développés qui sont à l’origine des trois-quarts des émissions cumulées ont une responsabilité vis-à-vis des pays en développement. Les Etats-Unis et la Chine, les deux plus gros pollueurs de la planète, devraient donc payer la plus grosse facture.

Pour les pays émergents et en développement, regroupés au sein du G77, il est évident que les pays du Nord doivent contribuer aux efforts des pays les plus pauvres pour s’adapter au changement climatique. L’Onu a ainsi estimé que 100 milliards de dollars par an jusqu’en 2030 seraient nécessaires pour que les pays les plus vulnérables s’adaptent au changement climatique. Sur le principe, tous les pays industrialisés sont d'accord pour aider les pays en voie de développement, mais aucun d'entre eux ne veut évoquer les modalités des financements. Sur le plan international, un consensus semble se dessiner sur la nécessité de mobiliser dix milliards de dollars par an dès 2012, pour aider les pays les plus pauvres à lutter contre le réchauffement climatique. Les pays africains ont menacé de quitter le sommet de Copenhague s’ils n’obtenaient pas d’engagement chiffré. L’Union européenne se dit prête à offrir entre « un et trois milliards d'euros» d'aide immédiate aux pays en développement pour les trois prochaines années (2010-2012), afin de les aider à lutter contre les effets du changement climatique.

Des emplois verts

De nombreux secteurs, du solaire à l’éolien en passant par la biomasse et les énergies marines, vont profiter de la lutte contre le C02. De nombreux industriels sont sur les rangs pour se partager un marché évalué par l’AIE à 650 milliards d’euros de 2020 à 2030. Cette croissance verte devrait également créer des emplois dans la construction écologique ou l’installation en énergie renouvelable (pompe à chaleur, panneaux solaires). Aux Etats-Unis, le président Barack Obama promet cinq millions d’emplois verts. En France, une étude commanditée par le ministère de l’Ecologie met en avant la création de 600 000 emplois nouveaux d’ici 2020.
 

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