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Guinée / Dadis Camara

Quel avenir pour le régime militaire de Guinée ?

Mohamed Ibn Chambas, le 4 mars 2009.
Mohamed Ibn Chambas, le 4 mars 2009. Reuters

L'incertitude règne à Conakry sur l'avenir du régime après la tentative d'assassinat contre le numéro un de la junte, le capitaine Dadis Camara qui serait sorti du coma, à l’hôpital militaire de Rabat au Maroc, où il est soigné. A l’étranger, c’est de la Communauté économique des Etats de l’Afrique qui a clairement exprimé ses grandes réserves.

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Le capitaine Moussa Dadis Camara est sorti du coma. Le ministre guinéen des Affaires étrangères Alexandre Cécé Loua, qui est à ses côtés à Rabat, a déclaré sur RFI que le chef de la junte a subi une intervention chirurgicale pour un traumatisme crânien, et qu'il est « hors de danger », mais ne peut pas encore communiquer.

Ces affirmations n'empêchent pas les Guinéens de se poser des questions. Qu'en est-il réellement de la santé du numéro un de la junte, et que va devenir le régime ? A Conakry, le ministre de la Défense, Sékouba Konaté assume, de fait, la coordination de la junte et du gouvernement. Dimanche soir encore, des tirs sporadiques ont été entendus dans la capitale guinéenne. Quant au lieutenant « Toumba » Diakité, celui qui a tiré sur Dadis Camara, il est toujours en fuite.

A l'étranger, c'est également l'inquiétude sur l'avenir du pays. Les réactions se multiplient et les langues commencent à se délier. Ainsi, Mohamed Ibn Chambas, le chef de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l’Ouest (CEDEAO), souhaite profiter de l'absence de Dadis Camara de Conakry pour obtenir « un isolement total de la junte militaire au pouvoir en Guinée ». Pour le président de la commission de la CEDEAO, « il faut exercer une pression maximale. Nous devons ostraciser les membres de la junte dans la région, en Afrique et sur la scène internationale ». Toujours selon Ibn Chambas, Dadis Camara est aujourd’hui un obstacle à la recherche de la paix pour la Guinée : « il est partie intégrante du problème et non pas de la solution ».

Selon des propos rapportés par l'agence Reuters, un responsable politique sénégalais a estimé, quant à lui, que l'exil pourrait être une solution pour le chef de la junte, toujours hospitalisé à Rabat, au Maroc.

En l'absence de Dadis Camara, la France dit avoir « pris bonne note » du fait que le général Sékouba Konaté, ministre de la Défense, devient le coordinateur de la junte et du gouvernement guinéen. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a appelé les responsables politiques guinéens civils et militaires « au plus grand calme ». Paris conseille, par ailleurs, aux Français vivant en Guinée de « maintenir leur vigilance ». Il reste toujours 1 800 Français en Guinée. Ils étaient environ 2 500, avant la sanglante répression à Conakry le 28 septembre dernier. 

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