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Sommet de Copenhague

Un rendez-vous historique sur le climat

Les délégués italiens à l'ouverture du Sommet, le 7 décembre 2009.
Les délégués italiens à l'ouverture du Sommet, le 7 décembre 2009. Reuters/Bob Strong

La Conférence sur le climat s'est ouverte ce lundi à Copenhague sur un appel pressant à « voter pour la Terre ». Il s’agit de définir une riposte mondiale face au réchauffement qui menace la planète.

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Avec notre envoyée spéciale à Copenhague, Caroline Lachowsky

La pression était maximale ce lundi pour les milliers de délégués de 192 pays présents à la cérémonie d’ouverture, accueillis à l’extérieur par les tambours de Greenpeace, sommés de choisir par le WWF entre un portail rouge, « réchauffement assuré », et un portail vert. Ils ont le pouvoir de sauver le monde maintenant. Une responsabilité encore martelée par les enfants, acteurs du mini-film catastrophe présenté en ouverture avec désert, ouragan et cauchemar de fin du monde. Comme l’a souligné le Premier ministre du Danemark, Lars Rasmussen, dans son discours, « le monde compte sur vous, nous ne pouvons pas rater cette opportunité. » Un message qui s’adresse évidemment aussi aux 110 chefs d’Etats qui ont confirmé leur présence la semaine prochaine à Copenhague.

Catastrophes climatiques

Ce message est relayé par le président du GIEC, le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat. Le professeur Rajendra Pachauri a décliné le scénario catastrophe qui attend la planète et toute l’humanité si rien n’est fait pour limiter la hausse des températures à 2°, voire à 1,5°. Catastrophes climatiques, guerres de l’eau, hausse du niveau de la mer, disparition de la banquise et des pays insulaires. Le constat est sans appel et plus rapide encore que prévu. D’où l’appel du secrétaire général de la Convention de l’Onu sur le changement climatique, Yvo de Boer, à boucler impérativement cette semaine de véritables propositions d’actions concrètes et tangibles, notamment sur le financement de l’adaptation au réchauffement pour les plus vulnérables. Yvo de Boer a parlé de 10 milliards de dollars par an disponibles, dès le lendemain de la conférence.

« Gâteau de Noël »

Cette conférence va donc durer deux semaines et les organisateurs espèrent à la fin un beau cadeau de Noël. Un « gâteau de Noël », pour reprendre l’image d’Yvo de Boer, dont la première couche serait les propositions tangibles pour l’aide financière et technologique à l’adaptation des pays en développement, les plus vulnérables au réchauffement. La deuxième couche du gâteau serait les engagements concrets, les fameux 10 milliards par an entre autres. Et la troisième couche, ce serait une vision à long terme pour limiter la réduction des émissions. Il ne reste plus qu’à espérer, pour citer Yvo de Boer, que les 110 chefs d’Etats puissent souffler les bougies de ce gâteau assez improbable la semaine prochaine à Copenhague, la capitale danoise renommée pendant ces 15 jours Hopenhague, le Port de l’espoir.
 

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