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Grèce

Calme après les incidents commémorant le 1er anniversaire de la mort d'un étudiant

Les forces anti-émeute ont été placées devant le Parlement, durant la marche dans le centre d’Athènes, le 7 décembre 2009.
Les forces anti-émeute ont été placées devant le Parlement, durant la marche dans le centre d’Athènes, le 7 décembre 2009. Reuters / John Kolesidis

Retour à la normale en Grèce après trois jours de troubles à l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de la mort d’un jeune lycéen tué par un policier en décembre dernier. Le pays a encore connu la violence des casseurs en marge des manifestations et des rassemblements à la mémoire d’Alexis Grigoropoulos mais les affrontements et les destructions ont été bien plus limités que l’an dernier. A l’heure des bilans tout le monde ou presque peut donc s’estimer satisfait.  

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Avec notre correspondant à Athènes, Philippe Cergel

Rien n’a changé depuis un an disait un manifestant lundi 7 décembre pour dénoncer les violences policières alors que le porte-parole du gouvernement se félicitait de la délivrance du message que la capitale n’était plus sans défense. Et à vrai dire le changement par rapport à l’an dernier a été assez radical. Notamment dans l’adoption par l’actuel ministre socialiste de l’Intérieur d’une tactique offensive pour les forces de l’ordre: le bilan sans précédent d’un millier d’interpellations et quelques 150 arrestations illustre cette politique de la tolérance zéro qui a finalement plutôt bien réussi à endiguer les casseurs.

Succès dû aussi en grande partie à une évolution de l’opinion publique, désormais beaucoup moins complaisante envers les encagoulés, même si la gauche communiste accuse le gouvernement de se servir des provocateurs pour accentuer la répression et de ne pas avoir aboli comme promis la loi criminalisant le port d’une cagoule.

Autre évolution enfin, celle des autorités universitaires qui après l’agression dont a été victime le doyen de l’université d’Athènes se montrent plus ouvertes à une modification de la loi qui sanctuarise les locaux de l’enseignement supérieur.

L’opposition de droite se dit, elle, prête à soutenir le gouvernement s’il décide de supprimer ce droit d’asile évoqué avec plus ou moins de bonne foi lorsqu’il s’agit d’expliquer l’impunité des casseurs. En attendant une issue à ce débat récurrent, les commerçants du centre-ville vont pouvoir décorer leurs vitrines de Noël avec un ouf de soulagement alors que la famille d’Alexis doit espérer que les prochaines commémorations de sa mort se déroulent dans un climat plus digne.

 

 

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