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Crise économique

Les plans de relance axés sur l’emploi

Une foire à l'emploi dans la ville de Hefei, dans l'est de la Chine,
Une foire à l'emploi dans la ville de Hefei, dans l'est de la Chine, AFP

Alors que la crise a fait perdre leur emploi à 20 millions de personnes dans le monde en un an, plusieurs pays, le Japon, la Chine et les Etats-Unis annoncent des mesures en faveur de l’emploi. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), la crise de l’emploi ne fait que commencer.

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La montée du chômage reste l’une des principales préoccupations du gouvernement japonais. Le Premier ministre Yukio Hatoyama a adopté, mardi 8 décembre 2009, un nouveau plan de relance de 54,5 milliards d’euros (7200 milliards de yens) pour consolider la reprise face à la situation difficile de l’économie, de l’emploi et de la hausse du yen. En octobre 2009, le chômage au Japon a, en effet, atteint 5,1% de la population active.

Ce plan de relance devrait prendre la forme de mesures de soutien à l’emploi, d’incitations à acheter des voitures vertes et d’aides aux petites entreprises affectées par la hausse du yen. L’autre géant asiatique, la Chine, attend également une amélioration du marché du travail. Le gouvernement a annoncé, mardi, que le plan de relance allait permettre de créer 24 millions d'emplois au minimum.

Les fonds du TARP pour l’emploi

Les autorités chinoises ont déjà investi près de 395 milliards d'euros (4 000 milliards de yuans) dans le plan de relance. Ce qui a permis de créer 8,5 millions d'emplois dans les zones urbaines depuis le début de l'année. Des chiffres à prendre avec précaution puisque les statistiques officielles sont incomplètes, elles ne prennent en compte que l’emploi dans les villes.

Les Etats-Unis cherchent également des solutions au chômage qui frappe désormais 10% de la population active. L’économie américaine a perdu 7,2 millions d’emplois depuis le début de la récession en octobre 2008, dont 3,4 millions depuis janvier. Barack Obama a évoqué, lundi, la possibilité d’utiliser une partie non dépensée des 700 milliards de dollars du plan du sauvetage du système financier (TARP) pour soutenir les créations d’emplois.

43 millions d’emplois menacés dans le monde

Le fameux plan de recapitalisation des banques (TARP) a, en effet, coûté beaucoup moins cher. Près de 200 milliards de dollars n’ont pas été utilisés. « Une partie de cet argent pourrait ainsi être utilisée pour financer des travaux d’infrastructures ou aider les petites entreprises à créer des emplois », a expliqué Barack Obama.

Cette proposition a d’ores et déjà suscité l’opposition des républicains qui y voient un détournement de l’esprit initial du TARP, exclusivement affecté au secteur bancaire. Des mesures qui restent, pour le moment, encore assez floues. Le président américain devait préciser, mardi soir à Washington, ce nouveau dispositif pour l’emploi dans le cadre d’un discours à la Brookings Institution. Parmi les pistes envisagées pour relancer l’emploi : des avantages fiscaux pour les entreprises qui embauchent et des aides financières pour les Etats en difficulté afin d’empêcher le licenciement d’un nombre trop important de fonctionnaires.

Si l’on en croit le dernier rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT), cette crise de l’emploi ne fait que commencer. Depuis le début de la crise financière octobre 2008, 20 millions d’emplois ont été supprimés dans le monde. Et 43 millions de personnes pourraient perdre leur emploi d’ici à 2012 si les Etats arrêtaient trop tôt leurs mesures de relances de l’économie, prévient l’OIT.
 

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