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Revue de presse Asie du 8 décembre 2009

A la Une : Sommet de Copenhague, les premiers jours de débat

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Et c’est le sommet de Copenhague qui fait de nouveau la Une de la presse d’Asie ce matin avec le premier jour de débats.

« Le monde a les yeux rivés sur Copenhague au moment où les discussions commencent » titre le Taipeh Times à Taiwan. Les discussions ont donc bien commencé dans la capitale du Danemark devenue capitale mondiale du climat pour deux semaines. « C’est la plus grande et la plus importante conférence mondiale sur le changement climatique jamais réunie » écrit le Taipeh Times. « Elle a commencé dans une ambiance plutôt positive avec une série de promesses des pays riches et des pays en voie de développement de réduire leurs émissions de carbone ». La présidente de la conférence, Connie Hedegaard, qui fut ministre du Changement climatique au Danemark a prévenu : « Cette conférence est une chance. Si nous la manquons, il faudra des années avant qu’elle ne se présente à nouveau, si jamais elle se représente ».

Le temps… Le temps qui presse pour prendre les bonnes décisions est dans tous les journaux ce matin.

Le Jakarta Post en Indonésie y consacre son éditorial. « Le week end dernier, raconte le journal, le gouvernement du Népal a tenu le conseil des ministres le plus haut du monde, à 5250 mètres dans un camp de base sur l’Everest. Il s’agissait d’envoyer un message sur les conséquences du réchauffement climatique sur la chaîne de l’Himalaya, là où le niveau des glaciers atteint un point inquiétant. Un peu plus tôt, le gouvernement des Maldives avait tenu une réunion sous l’eau cette fois pour alerter le monde sur les répercussions du réchauffement sur l’archipel ». « Pourtant écrit le Jakarta Post, un accord a bien peu de chances de sortir de Copenhague car les négociations officielles sont bien loin des réalités déjà vécues par le Népal ou les Maldives » estime le journal.

Après seulement la première journée, le Times of India est encore plus pessimiste.

« Des divergences apparaissent dans le groupe des 77 pays » titre le journal indien.
Dès le premier jour, le groupe du G-77 s’est divisé parce que le principe dit « des responsabilités communes mais différenciées » a été abandonné. Certains pays en voie de développement ont également demandé que certaines économies émergentes soient soumises à des engagements et à un suivi de ces engagements. « Mais les signes de friction ont été plus nets, explique le Times of India, lorsqu’il est apparu que l’Association des Etats insulaires préparait son propre brouillon d’accord, hors du groupe des 77 alors que la veille, les quatre principaux pays du G-77, le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde et la Chine avaient présenté un brouillon d’accord au nom des 77 ». Et dire que la conférence ne fait que commencer...

Dans l’actualité, de nouveaux attentats au Pakistan.

Au moins 46 personnes ont été tuées lundi 7 décembre hier dans trois explosions à Peshawar et Lahore. Et confrontés à cette violence quotidienne, les Pakistanais commencent à s’agacer des commentaires de la communauté internationale comme dans cet éditorial de Dawn intitulé « Combien en plus ? ». « Après des semaines et des semaines pendant lesquelles, le Premier ministre britannique Gordon Brown exigeait que le Pakistan fasse plus pour combattre le terrorisme, écrit Dawn, il a brutalement changé de rhétorique lundi, et a affirmé, au moins devant les caméras qu’il était impressionné par les efforts du Pakistan ». « Il était temps, vous ne pensez pas ? » demande le journal à ses lecteurs. « Mais, poursuit-il, la magnanimité a été de courte durée : dans la même journée, dans une interview à une chaine américaine, il s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles Oussama ben Laden, n’a jamais été capturé et sur ce que les autorités pakistanaises font pour être plus efficaces… Au moment où les Etats Unis envoient 30 000 hommes supplémentaires en Afghanistan, quel miracle attend la communauté internationale du Pakistan ? » se demande encore Dawn.

C’est bien un miracle qu’il faudrait à la présidente des Philippines, pour que la loi martiale qu’elle réclame pour le sud du pays, soit votée par le Congrès.

« Car c’est bien la chambre basse du Parlement qui aura le dernier mot sur la Proclamation 1959, celle qui est censée décréter la loi martiale à Mindanao » titre The Inquirer ce matin. La session commune entre le Sénat et la Chambre des représentants qui devait se réunir sur le sujet aujourd’hui a été repoussée à mercredi 9 décembre . « Mais pour l’instant, écrit The Inquirer, la présidente n’a pas la majorité pour faire voter sa loi ».

La dévaluation du won en Corée du Nord continue d’alimenter la presse sud-coréenne.

Et selon le Chosun Ilbo de ce mardi 8 décembre, « le pouvoir des femmes est en train de monter face à ce choc monétaire ». « C’est une véritable force qui est en train d’émerger face à cette réforme controversée, écrit le journal, car ce sont ces femmes entre 40 et 50 ans qui tiennent des petits commerces sur les marchés pour pouvoir nourrir leurs enfants. Or, en quelques jours, le prix du riz s’est envolé avec la dévaluation du won. A tel point que les autorités nord-coréennes ont promis des distributions gratuites » écrit encore le journal.

Pour finir, ce beau geste d’un taxi thaïlandais relaté par le Bangkok Post.

Un chauffeur a trouvé dans son taxi un sac de sport contenant la coquette somme de 200 000 baths, plus de 2 000 dollars. Au lieu d’arrondir sa fin de mois, ce chauffeur très honnête a recherché le client qui l’avait oublié et grâce à une clé d’hôtel qui se trouvait dans le sac, l’a retrouvé et lui a restitué le sac.

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