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Afghanistan

Le maire de Kaboul condamné, mais libre

Une rue de Kaboul. Les Afghans réclament des actes en matière de lutte contre la corruption.
Une rue de Kaboul. Les Afghans réclament des actes en matière de lutte contre la corruption. AFP/Massoud HOSSAINI

Son cas devait servir d’exemple, et c’est tous le contraire qui se produit : condamné lundi à 4 ans de prison pour corruption, le maire de Kaboul est de retour à son poste dans sa mairie. Il se dit victime d’un complot et il a été libéré sous caution. Cette affaire intervient alors que le président Hamid Karzaï est sous la pression des Occidentaux qui le somment de lutter plus activement contre la corruption. 

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Le maire de Kaboul ne fait guère de cas des magistrats afghans. Il n’était pas présent à son procès, le voilà déjà au travail malgré sa condamnation : 4 ans de prison et 11 000 euros à rembourser à la ville pour une infraction somme toute modeste à l’échelle de la corruption qui gangrène le pays.

En attendant, Mir Abdul Ahad Sahbi, libéré sous caution, proclame son innocence et crie au complot: « C’est une conspiration contre ma personne, moi qui a dédié (ma) vie au service de (mon) pays ».

Ces mots ne sauraient évidemment émouvoir les juges alors que d’autres enquêtes visant ce haut responsable sont en cours. Ils contribuent pourtant à affaiblir un peu plus l’image de la justice afghane.

Le président Hamid Karzaï, marqué par une fraude massive aux dernières élections, a promis de lutter contre la corruption. Seulement voilà… Après les discours, les Afghans qui n’ont toujours pas vu la couleur de l’aide internationale réclament des actes et pas seulement des gages de bonne volonté. L’affaire du maire de Kaboul, devait servir d’exemple, elle fait figure, pour l’instant, de coup d’épée dans l’eau.
 

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