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Revue de presse Asie du 9 décembre 2009

A la Une : Les Australiens concernés par le Sommet de Copenhague

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La presse australienne rend compte quotidiennement des discussions au Sommet de Copenhague. Les Australiens se sentent très concernés par ce qui est en train de se décider au Danemark. Et un journal comme le Sydney Morning Herald sensibilise ses lecteurs aux conséquences du changement climatique.

Bob Geldof, à nouveau pour l’Ethiopie

Le quotidien publie depuis plusieurs jours des tribunes écrites par des personnalités. Ce mercredi c'est Bob Geldof qui signe un long article. Vous vous souvenez sûrement de ce chanteur irlandais qui fut pendant les années 80, le grand initiateur de ces concerts géants à buts humanitaires. « Cela fait vingt-cinq ans, écrit-il, que l'Ethiopie a connu une terrible famine. » Une famine qui avait déclenché une générosité sans pareil. 25 ans après, Bob Geldof est retourné en Ethiopie. Le chanteur a pu constater les progrès économiques du pays. « Certes, le gouvernement pourrait être plus transparent, dénonce Geldof, mais, au final la situation s'est améliorée. »
Une amélioration, « oui », dit-il « mais pas sur le front du climat. Là c'est plutôt le contraire. »
La pluie est de plus en plus rare et les paysans de plus en plus désespérés. A tel point, explique le chanteur engagé que « l'extrême pauvreté associée aux changements climatiques est en train de nourrir un cercle vicieux insupportable ! » « Pour éviter de nouvelles catastrophes, demande-t-il, il faut que les pays riches investissent dans le secteur agricole des pays en voie de développement. »
« L'Afrique, promet Bob Geldof, est l'une des régions du monde les plus prometteuses dans ce domaine. » Pour la sauvegarde de la planète, de l'environnement et de l'économie, conclut-il, il faut que les Occidentaux et les pays du Sahel deviennent enfin des partenaires.

Constestation en Corée du Nord ?

En Corée du Nord, le gouvernement a semble-t-il achevé sa dévaluation.
Les Nord-Coréens ont eu une semaine à peine pour changer les anciens contre les nouveaux won qui sont cent fois plus cher, autrement dit pour s'habituer à une dévaluation de leur pouvoir d'achat ! Cette réforme s'est achevée lundi 7 décembre 2009, « dans la douleur » écrit le Chosun ilbo. Car les Coréens du Nord n'ont pas pu changer tout leur argent. Aujourd'hui, croit savoir le journal « la grogne est perceptible, notamment chez les femmes. » Pourquoi les femmes? Parce que ce sont elles, des femmes de 40 à 50 ans qui sont sur les marchés, le plus souvent informels et vendent tout ce qu'elles peuvent pour faire bouillir la marmite.
C'est ce qu'on appelle une économie de survie, parallèle en Corée du Nord mais tolérée. Or depuis la mise en place du nouveau won, les prix ont fortement augmenté. Un kilo de riz qui valait 16 won le 2 décembre en valait 50 le 3 décembre. Résultat : « Les marchés, particulièrement dans le Nord du pays sont devenus des lieux de manifestation contre le Cher Leader, Kim Jong-il » nous dit le Chosun, citant une source anonyme nord-coréenne. Il ne faut pas imaginer des manifestations à la française. Mais l'expression populaire du mécontentement en Corée du nord est suffisamment rare pour être soulignée.
Sentant poindre la menace, les autorités ont apparemment immédiatement réagi en promettant la distribution de nouvelles rations alimentaires. Ce qui aurait calmé les esprits. Mais jusqu'à quand !

Japonais et Chinois s’apprécient de plus en plus

Les Japonais apprécient de plus en plus la Chine et les Chinois. C'est le résultat d'un sondage publié par le Yomiuri Shimbun, selon lequel 45% des Japonais interrogés considèrent que les relations entre le Japon et la Chine sont bonnes. C'est 9% de plus qu'en 2008, se félicite le quotidien conservateur. Il faut dire que c'est le plus fort taux de satisfaction depuis 2006 et la détérioration des relations entre les deux géants de l'Extrême-Orient.
Parmi les autres chiffres à retenir celui-ci : 28% des Japonais interrogés font désormais confiance aux Chinois, contre 19% l'année dernière. Ce qui est intéressant c'est que le Yomiuri Shimbun a commandé le même sondage en Chine.
Et là surprise ! 50% des Chinois interrogés sont satisfaits de la relation qu’entretient leur pays avec le Japon. 34% d'entre eux font même confiance aux Japonais !
A lire ce sondage, on a l'impression que la glace est en train de fondre. Ce n'est pas encore le grand amour, mais la tendance semble montrer un rapprochement entre la Chine et le Japon.

Journée internationale anti-corruption

Ce mercredi 9 décembre, c'est la journée internationale de lutte contre la corruption. Et à cette occasion, le président de l’Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, a réaffirmé sa volonté de lancer « un jihad », une guerre sainte, a-t-il dit contre la corruption dans son pays.
Dans un discours retransmis à la télévision, Susilo Bambang Yudhoyono a fait une véritable profession de foi. Le président a promis qu'à son départ du pouvoir en 2014, il laisserait un gouvernement « propre ».
Le chef de l'état indonésien dit avoir déjà fait beaucoup pour lutter contre la corruption en lançant notamment une ambitieuse réforme de la police.
Cette fois encore, il a promis d'aller encore plus loin en expliquant qu'il allait créer une force spéciale anti-corruption chargée de faire le ménage tout particulièrement dans la police et la justice.

Euthanasie en Thaïlande

Le gouvernement thaïlandais va légaliser l'euthanasie. Selon un expert du bouddhisme, se débarrasser d'un malade ne serait pas très « carma compatible », mais désormais les médecins thaïlandais en accord avec les familles pourront mettre un terme aux souffrances d'une personne malade en phase terminale d'une maladie incurable. Et ce dans un cadre légal.
Selon le Bangkok Post, la loi thaïlandaise jusqu'à présent ne le permettait pas. Alors qu'est-ce qui a pu faire bouger les choses ? Il y a l'aspect médical du problème évidemment, l'aspect humanitaire et puis l'aspect financier à ne pas négliger, nous dit le journal anglophone : « garder en vie des patients en phase terminale d'une maladie, ça coûtait cher à la sécu, trop cher ! », commente le journal. Voilà comment la crise économique a favorisé, dans le royaume, une petite révolution thérapeutique !

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