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Revue de presse des Amériques

A la Une : le sommet de Copenhague vu d’Amérique latine

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L’Amérique latine est l’une des régions les plus affectées par le réchauffement de la planète, de la déforestation de la forêt amazonienne à la fonte des glaciers dans le cône Sud. Et pourtant, il faut bien admettre que le sommet de Copenhague sur le climat ne fait pas les gros titres des journaux.

En Bolivie, La Razon constate avec désolation que la conférence « navigue sans boussole », au milieu d’un affrontement entre pays riches et pays pauvres. Le chef de la délégation bolivienne à Copenhague est très en colère, après les fuites sur le projet de résolution préparé par le Danemark, le pays hôte. Cité par le journal, il dénonce un « processus de négociation en faillite, opaque, sélectif, illégitime et antidémocratique ». « Ils veulent tuer le protocole de Kyoto et créer de nouvelles obligations pour les pays en développement » s’emporte le représentant d’Evo Morales. L’article de La Razon est illustré par une photo de leaders indigènes boliviens en pleine démonstration à Copenhague.

Le Brésil en médiateur

La Folha de Sao Paolo se félicite du rôle moteur joué par le Brésil pour préparer un texte alternatif au projet danois. Le président brésilien Luiz Ignacio Lula da Silva qui est attendu à Copenhague la semaine prochaine, « s’est autoproclamé médiateur », confirme le Miami Herald, qui précise que Brasilia a envoyé dans la capitale danoise une imposante délégation de 700 personnes. Le Brésil abrite la plus grande forêt tropicale au monde, précise le quotidien nord-américain. Or, freiner la déforestation est précisément l’un des enjeux majeurs du sommet.

En Equateur, El Universo s’inquiète de « la division inhabituelle » des pays en développement, qui ne parlent pas tous d’une seule voix. Certaines des nations les plus affectées par le réchauffement de la planète, comme l’île de Tuvalu, réclament davantage d’efforts de la part des pays émergents, comme la Chine, l’Arabie saoudite, l’Inde et le Brésil, qui bien sûr, sont très réticents et ne veulent faire porter le fardeau qu’aux pays les plus riches.

Le plaidoyer de Mikhaïl Gorbatchev pour l’environnement

Mikhaïl Gorbatchev monte au créneau pour convaincre ceux qui doutent encore des méfaits du changement climatique. « Il y a urgence » plaide l’ancien président soviétique, dans une tribune publiée par le New York Times. « Il est de plus en plus évident que l’enjeu de Copenhague dépasse la seule question de l’environnement » écrit Mikhaïl Gorbatchev. « La crise mondiale de l’environnement est directement liée aux questions de sécurité et aux conflits ethniques, aux migrations et aux déplacements de population, à la pauvreté et aux inégalités sociales, à la crise de l’eau et aux pénuries d’énergie » ajoute l’ancien chef du Kremlin. Avant de conclure : « Les excuses et les prétextes pour ne pas agir ne sont plus acceptables ».

La décennie la plus chaude

« La décennie actuelle est la plus chaude qu’ait connu la planète depuis un siècle et demi » titre Clarin. Et pour convaincre les sceptiques, le quotidien argentin raconte la séance, à Copenhague, au cours de laquelle le directeur de l’organisation météorologique mondiale a exposé ses données scientifiques : « On entendait un murmure dans la salle, comme si allait être révélé un vieux mystère » écrit le journal qui martèle ce qui semblait pourtant une évidence : « Le réchauffement climatique est un fait réel et concret et les statistiques sont extrêmement éloquentes ».

A Copenhague, on ne parle pas seulement du climat. Le quotidien argentin La Nacion, rapporte cette proposition iconoclaste des prostituées de Copenhague qui ont décidé d’offrir leurs services gratuitement aux délégués du sommet. C’est une réaction à l’initiative de la mairie qui a distribué à tous les participants une note indiquant que la prostitution était « moralement condamnable ».

Le prix Nobel de la paix de Barack Obama

Avant même que Barack Obama arrive à Oslo pour recevoir son prix Nobel de la paix, l’événement suscite de nombreux commentaires dans la presse américaine. Le Washington Post souligne « l’incongruité » et le « paradoxe » qu’il y a à recevoir une telle décoration en tant que « président de guerre » qui vient de décider d’une escalade militaire en Afghanistan.

« In Norway, do it your way »

Le Los Angeles Times se félicite de « l’honneur » fait à Barack Obama, tout en insistant également sur l’« ironie » de la situation et le « défi » auquel se retrouve confronté le président américain qui doit réussir l’exploit de concilier son choix pour l’Afghanistan et sa vision pour la paix dans le monde. Pour préparer son discours, Obama a relu ceux de ses illustres prédécesseurs, notamment Martin Luther King et Elie Wiesel, révèle le quotidien californien.

Politico prodigue ses conseils à l’hôte de la Maison Blanche : « Soyez concis, suivez la tradition, soyez inspiré et donnez une feuille de route à vos auditeurs », écrit le site politique.  Mais surtout, Monsieur le président, « Soyez-vous vous-même » : « In Norway, do it your way ».

 

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