Accéder au contenu principal
Pakistan

Déclarations contradictoires sur l'opération militaire dans le Sud-Waziristan

Le Premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani.
Le Premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani. (Photo : Reuters)

Le Premier ministre pakistanais est revenu dimanche 13 décembre sur sa déclaration de la veille, en affirmant que l'opération de l'armée dans le Sud-Waziristan n'était pas terminée. Samedi, il avait en effet annoncé à la télévision la fin de l'opération militaire  lancée à la mi-octobre au Sud-Waziristan. Yusuf Raza Gilani avait aussi affirmé que l'armée s'apprêtait à lancer une campagne dans les zones tribales de l'Orakzaï, du Nord-Waziristan et de Kurram, le fief de Hakimullah Mehsoud, chef des talibans pakistanais.

Publicité

Avec notre correspondante à Islamabad, Nadia Blétry  

Avant le lancement de l’opération le 17 octobre dernier, le gouvernement pakistanais avait assuré que l’offensive militaire serait de courte durée et s’achèverait avant la fin de l’hiver. 
Les autorités d’Islamabad s’étaient également juré d’en finir avec l’extrémisme dans le Sud-Waziristan, une zone tribale à la frontière de l’Afghanistan, considérée comme un bastion des talibans et des combattants étrangers proches des réseaux al-Qaïda. Même si l’armée affirme avoir tué plus de 550 militants extrémistes et perdu près de 80 militaires dans la bataille du Sud-Waziristan, il reste difficile de vérifier ces informations car la zone tribale est interdite aux étrangers.

L'armée s'apprête à nettoyer un autre bastion islamiste, l'Orakzai

Le Premier ministre pakistanais a annoncé qu’une nouvelle opération pourrait débuter dans la zone tribale d’Orakzai – plus au Nord – où de nombreux chefs talibans auraient trouvé refuge pour fuir le Sud-Waziristan attaqué par l’armée. 

Orakzai a déjà essuyé plusieurs attaques aériennes ces dernières semaines. Le district est considéré comme le fief d’Hakimullah Mehsud, le chef du mouvement des talibans pakistanais. Un mouvement auquel est imputé une grande partie des violences qui secouent le Pakistan depuis deux ans et demi.

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.