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Guinée

Le porte-parole du chef de la junte met de nouveau en cause Bernard Kouchner

Idrissa Chérif, ministre de la Communication et porte-parole du chef de la junte, à Abidjan, le 4 décembre 2009.
Idrissa Chérif, ministre de la Communication et porte-parole du chef de la junte, à Abidjan, le 4 décembre 2009. AFP / Sia Kambou

Le ministre de la Communication et porte-parole du chef de la junte, Idrissa Chérif a rencontré le 12 décembre quelques journalistes, dont l'envoyé spécial de RFI, notamment pour réaffirmer ses accusations à l'encontre du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui aurait tenté, selon lui, de déstabiliser le régime en entretenant des contacts avec ceux qui ont tenté d'assassiner le capitaine Moussa Dadis Camara.

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Idrissa Chérif a répété samedi 12 décembre que le ministre français des affaires étrangères était, selon lui, impliqué dans la tentative d'assassinat du capitaine Moussa Daddis Camara. Il estime que Bernard Kouchner cherche à déstabiliser la Guinée et assure qu'il le prouvera. Pourtant, cette thèse d’Idrissa Chérif avait déjà été catégoriquement rejetée par le Premier ministre et par le ministre des Affaires étrangères de la junte. Des accusations que la France avait vivement démenties mardi 9 décembre.

 

Idrissa Chérif : Je tiens à vous réitérer encore notre position. Je ne le dis pas en tant que Idrissa Chérif mais je le dis en tant que ministre de la Communication à la présidence de la République et au ministère de la Défense nationale. J’ai eu à vous dire tout dernièrement que nous avons certaines preuves sur certains services, qui ont été activés par certains politiciens français, en l’occurrence en la personne de Bernard Kouchner, non seulement pour chercher à déstabiliser notre régime mais aussi d'être en contact avec ceux qui ont tenté d’assassiner le président de la République. Donc je réaffirme et je reconfirme. Je vous ai bel et bien dit que dans les jours à venir, nous allons fournir les preuves qui démontreront effectivement ce qui s’est réellement passé.                   

RFI : On a du mal à suivre la position du CNDD, puisque le ministre des Affaires étrangères, un moment a dit que la Guinée ne pointait aucun doigt accusateur sur aucune puissance. Aujourd’hui vous réaffirmez vos accusations contre la France ?                        

Idrissa Chérif : Je tiens à vous préciser que nous n’avons pas accusé la France. Nous avons dit : « certains services français » et cela est totalement différent de dire « la France ».

                       
RFI : Comment expliquez-vous ces divergences entre ce que vous nous dites et ce qu’a dit le ministre des Affaires étrangères.

                       
Idrissa Chérif : Je vous dis qu’il n’était pas au même niveau d’information. Le ministre des Affaires étrangères n’était pas là. Il était à l’étranger. Il est arrivé le même jour où il a fait sa déclaration. On n’a pas eu le temps de se concerter et de parler d’une même voix. Et au jour d’aujourd’hui, il ne peut pas vous réitérer ce qu’il a eu à dire hier.
 

 

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