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Cuba , Etats-Unis

Un Américain incarcéré à Cuba

Les femmes de dissidents au régime emprisonnés ont défilé, vêtues de blanc, dans les rues de La Havane à l'occasion de la journée internationale des droits de l'homme le 9 décembre 2009.
Les femmes de dissidents au régime emprisonnés ont défilé, vêtues de blanc, dans les rues de La Havane à l'occasion de la journée internationale des droits de l'homme le 9 décembre 2009. REUTERS/Desmond Boylan

Un ressortissant américain est en détention à Cuba depuis une semaine. La mission des intérêts américains sur place attend le feu vert des autorités cubaines pour lui rendre visite. L'homme non identifié était un sous-traitant qui distribuait des téléphones portables, des ordinateurs et d'autres outils de communication à Cuba  au nom de l'administration de Barack Obama.

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Avec notre correspondant à WashingtonJean-Louis Pourtet

Le département d’Etat essaie, par l’intermédiaire de sa section d’intérêts à la Havane, d’en savoir d’avantage sur les raisons de l’arrestation le 5 décembre 2009 d’un de ses sous-traitants qui travaillait pour l’Agence américaine pour le développement international. Selon leNew York Times, il distribuait des téléphones portables et des ordinateurs dans le cadre d’un programme de l’USAID destiné à encourager la démocratie.

Bien que la vente de tels articles soit maintenant autorisée, le gouvernement cubain continue d’exercer un contrôle très strict sur les communications électroniques : conversations téléphoniques, courriels et blogs. Il est donc possible que l’arrestation du sous-traitant travaillant pour le département d’Etat ait un mobile politique : décourager les Etats-Unis de fournir aux Cubains de l’équipement qui pourrait être utilisé à critiquer le régime.

Cet incident, s’il n’est pas résolu rapidement, risque de ralentir les efforts de l’administration américaine pour améliorer les relations avec La Havane. Le président Obama avait commencé à assouplir les sanctions contre Cuba, attendant en retour que les frères Castro accordent plus de liberté à leur peuple. Mais pour José Miguel Vivanco, de l’organisationHuman Right Watch, rien n’a changé. Il a intitulé son rapport très sévère sur la situation des droits de l’homme dans l’île de la Caraïbe : « Nouveau Castro, même Cuba ».

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