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Italie

L'agression contre Berlusconi fait la une de la presse

Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi et son agresseur, à Milan, le 13 décembre
Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi et son agresseur, à Milan, le 13 décembre Reuters

Silvio Berlusconi a passé la nuit dans un hôpital de Milan après avoir été victime d'une agression à l'issue d'un meeting électoral, le 14 décembre 2009, par un déséquilibré. Après une nuit « tranquille », il a demandé ce matin à voir les journaux. Les quotidiens relatent évidemment très largement l'agression de Silvio Berlusconi qui devrait rester hospitalisé au moins jusqu'à mardi.

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Avec notre correspondante à Rome, Anne le Nir

Toute la presse italienne, tous les journaux télévisés affichent en une les photos vraiment très impressionnantes du visage ensanglanté et tuméfié du chef du gouvernement. Des grands titres, identiques pour la plupart des quotidiens, « Silvio Berlusconi agressé à Milan ». Idem pour les sous-titres : « Je suis un miraculé et rien ne m’arrêtera ». Ce sont les mots de Silvio Berlusconi rapportés par son porte-parole, Paolo Bonaiuti.

Pourquoi miraculé ? Parce que l’agresseur aurait pu le blesser beaucoup plus gravement. A ce propos, une des grandes questions posées par les médias concerne la sécurité du Cavaliere. La Repubblica révèle que les services secrets avaient signalé dès la mi-octobre des risques importants d’agression et que le ministre de l’Intérieur, Roberto Maroni, avait conseillé à Silvio Berlusconi de dormir au palais Chigi (siège du gouvernement) et non dans sa résidence privée à Rome.

Francesca Baronio

Le Corriere della Sera évoque « une faille dans le dispositif de sécurité ». Sachant que Silvio Berlusconi a une garde rapprochée de dix hommes, comment se fait-il qu’ils n’aient pu éviter l’incident ?

« Il est vrai, observe La Stampa, que Silvio Berlusconi est toujours imprévisible ». Hier, dimanche 13 décembre, le bain de foule et la signature d’autographes n’étaient pas au programme du meeting électoral en vue des régionales du mois de mars 2010. Mais le président du Conseil n’a pas résisté à la tentation du contact rapproché avec la foule.

Il y a eu une privatisation de la vie politique en Italie par conséquent le leader politique est accusé de tout.

Pierre Musso, professeur à l'université de Rennes II et spécialiste de l'Italie

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