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Ouganda

Le Parlement ougandais interdit l’excision

Les Sabini faisaient encore partie des rares tribus d'Ouganda à pratiquer l'excision sur les jeunes filles.
Les Sabini faisaient encore partie des rares tribus d'Ouganda à pratiquer l'excision sur les jeunes filles. Flickr

Le Parlement ougandais a adopté une loi qui criminalise l’excision et envisage la prison à vie dans les cas les plus extrêmes. L'excision est une pratique qui consiste à couper une partie des organes sexuels féminins pour empêcher tout plaisir sexuel. Elle est depuis longtemps condamnée par la communauté internationale, mais elle est encore très répandue dans les villages africains.

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L’excision est pratiquée dans le nord-est de l’Ouganda et dans une petite communauté du nord-ouest du pays.

Les victimes sont en général des petites filles qui commencent à sortir de la puberté. Une fois tous les deux ans, elles sont rassemblées et une partie de leur organe sexuel -le clitoris ainsi que les lèvres- est coupée avec une lame de rasoir. Dans les semaines et les mois qui suivent, la plupart de ces enfants sont vendues par leurs parents à leur futur mari.

Un député ougandais fait remarquer que cette pratique atroce a tous les ingrédients d’un crime contre l’humanité. « Elle comprend des actes de tortures et de mutilations pouvant entraîner la mort de la part des parents à l’encontre de personnes dont ils ont la garde et qu’ils devraient au contraire protéger » a-t-il déploré.

Le Parlement a traîné les pieds avant d’adopter cette loi et, l’année dernière, les communautés qui pratiquent l’excision en Ouganda et qui étaient averties que cette loi allait être votée, ont excisé même les filles impubères.

 

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