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Serbie / Kosovo

La Serbie affirme avoir de nouvelles preuves d'un trafic d'organes

Le procureur serbe chargé des crimes de guerre Vladimir Vukcevic, à Belgrade, le 8 septembre 2008.
Le procureur serbe chargé des crimes de guerre Vladimir Vukcevic, à Belgrade, le 8 septembre 2008. AFP / Andrej Isakovic

La Serbie fournit de nouvelles preuves et présente quatre nouveaux témoins confirmant l'existence d'un trafic d'organes, prélevés sur des prisonniers serbes du Kosovo détenus dans le nord de l'Albanie pendant et après le conflit de 1998-1999, a annoncé, dimanche 14 décembre 2009, le procureur serbe chargé des crimes de guerre.

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Le trafic d'organes, qui a été dénoncé par les Serbes et par l'ancien procureur des Nations unies pour les crimes de guerre Carla del Ponte, n'a jamais pu être démontré. D'après le quotidien Presse de Belgrade, le procureur serbe aurait recueilli cette fois les témoignages de criminels repentis qui ont assisté au prélèvement d'organes et participé à l'assassinat des Serbes ou encore qui connaissent les lieux où les corps des victimes ont été enterrés.

Ces éléments seront soumis à l'envoyé du Conseil de l'Europe, Dick Marty, avant d'être rendus publiques. « A cette étape, nous voulons simplement prouver qu'un crime aussi monstrueux a été commis et qu'il y a bien eu trafic d'organes humains, mais nous sommes encore loin des responsables », a déclaré le procureur Vladimir Vukcevic.

Les rebelles albanais de l’UCK sont accusés d’avoir tué près de 500 Serbes du Kosovo détenus en Albanie afin de prélever leurs organes et de les vendre à l'étranger. L'Albanie refuse de coopérer avec la justice serbe dans cette affaire. Le conflit qui a opposé la guérilla kosovar et l’armée serbe a fait près de 10 000 morts, principalement des Albanais du Kosovo. On dénombre encore 1 900 disparus, parmi eux 500 Serbes dont on a toujours pas retrouvé les corps.

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