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Revue de presse Asie

A la Une : l'avion cargo stoppé à l’aéroport de Bangkok

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La photo de cet avion cargo stoppé sur une piste de l’aéroport de Bangkok, la trappe arrière ouverte est à la Une de nombreux journaux particulièrement en Thaïlande et en Corée du Sud. Parce que c’est à Bangkok que la cargaison a été interceptée et parce que c’est la Corée du Sud qui est la plus concernée.

En effet, cet avion … géorgien selon le Chosun Ilbo, russe selon le Sydney Morning Herald, transportait 35 tonnes d’armes venues de Corée du Nord en violation avec l’embargo décrété par les Nations Unies par la résolution 1874. Venait-il d’Ukraine, comme l’affirme le Bangkok Post ou de Russie comme le dit le Sydney Morning Herald ? Les deux journaux semblent en revanche d’accord sur son parcours : il s’est ravitaillé en Azerbaïdjan, aux Emirats Arabes Unis, puis s’est posé à Pyongyang, la capitale nord-coréenne avant de repartir vers Bangkok, où il devait de nouveau faire le plein pour repartir vers le Sri Lanka et retour en Ukraine. C’est sur la foi d’un renseignement américain que les autorités thaïlandaises ont inspecté l’avion cargo et découvert ces 35 tonnes d’armes et pas du petit matériel : des missiles, des roquettes sophistiquées et des explosifs selon le Sydney Morning Herald.
Les cinq membres d’équipage affirment qu’ils ne savaient pas ce qu’ils transportaient et quelle était la destination finale de la cargaison. En attendant, rappelle le Bangkok Post, ils risquent la prison à vie.

Un citoyen thaïlandais ne risque plus rien, il vient d’être gracié par le roi du Cambodge.

Je vous en parlais la semaine dernière… Siwarak Chuthipong c’est ce Thaïlandais qui a été condamné la semaine dernière à huit ans de prison pour avoir notamment révélé l’heure d’arrivée de l’avion qui emmenait au Cambodge l’ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra. Les autorités cambodgiennes avaient estimé que cette information était de nature à porter atteinte à la sécurité du Cambodge et à mettre en danger la vie de l’ancien Premier ministre thaïlandais toujours réclamé par la justice de son pays. Il avait donc été condamné à une lourde peine. C’est donc Cambodge Soir qui le révèle : avant même la fin du délai d’un mois pendant lequel il pouvait faire appel de sa condamnation, Siwarak Chuthipong a été gracié par le roi Norodom Sihamoni. Il pourra même reprendre sa place au sein de la société qui gère le trafic aérien cambodgien et qui est constituée en majorité de capitaux thaïlandais.

Au Sri Lanka, la polémique sur la façon dont l’armée a gagné face aux rebelles tamouls rebondit ou du moins tente de rebondir…

Et je vous laisse juger de la différence d’analyse entre les dépêches d’agences internationales et la presse srilankaise. Voici ce que disent les dépêches : « L’ancien chef d’état-major des armées et candidat à l’élection présidentielle, le général Sarath Fonseka accuse l’armée d’avoir tué, de sang-froid, les dirigeants tamouls au moment où ils se rendaient. C’est le ministre de la Défense, Gotabhaya Rajapakse, le frère du président de la République, qui en aurait donné l’ordre ».

Et voilà comment cela apparait ce lundi 14 décembre dans la presse srilankaise et notamment dans le Daily News. Sous le titre « La plus grande trahison », le journaliste écrit : « le chef d’un des principaux parti srilankais affirme que le général Fonseka est maintenant partie prenante de la conspiration internationale qui veut traîner le président et son ministre de la Défense devant un tribunal international. Il estime que Fonseka qui est maintenant un rival du président Rajapakse dans la course à la présidentielle veut seulement porter atteinte à l’image de nos héros et déstabiliser le gouvernement ». « C’est une trahison historique qui dépasse toutes les autres dans l’histoire du Sri Lanka » affirme le Daily News qui cite toujours le chef d’un des principaux partis.

Enfin une bonne nouvelle aux Philippines…

Elle fait donc la Une de la presse ce matin : les hommes armés d’Agusan del Sur ont libéré les 46 otages qu’ils détenaient depuis jeudi. C’est l’Inquirer qui raconte : « La nouvelle a été annoncée aux journalistes par un message sur leurs téléphones portables. Le gouverneur de la province a envoyé le message suivant : « Oui enfin ! Youpee ». « C’est une très bonne nouvelle pour ce sud des Philippines qui en manque cruellement » écrit l’Inquirer. « Après le massacre de 57 personnes pour des raisons politiques, l’assassinat d’un otage qui a été décapité la semaine dernière, l’attaque du front Moro sur la prison de Basilan dimanche qui a permis à 31 prisonniers de s’échapper, c’est bonne nouvelle ».

« Mais, rappelle le journal, les autorités ont dû pour cela céder aux revendications des ravisseurs : ils ne seront pas poursuivis pour ces enlèvements, ils n’auront à rendre des comptes qu’à la justice traditionnelle de leur tribu ». Plus étrange encore, les autorités ont accepté le sacrifice rituel d’animaux comme le réclamait le chef des ravisseurs Ondo Perez. « Ainsi il a fallu sacrifier un cochon noir, trois poulets, dix œufs et dix bouteilles de vin local » raconte encore l’Inquirer. On est loin du million de dollars réclamé en son temps par le groupe Abu Sayyaf pour tout otage étranger, dans ce même sud des Philippines…

L’affaire Tiger Woods suite et pas encore fin…

Et non, le golfeur qui était devenu une légende dans ce sport n’en finit pas de faire la Une des journaux pour une simple querelle de couple…
Ainsi le Sydney Morning Herald qui n’a rien épargné à ses lecteurs depuis trois semaines : l’accident de voiture de Tiger Woods, sa dispute avec sa femme, les révélations de ses différentes maîtresses, ses regrets et puis finalement la suspension de sa carrière, et bien le Sydney Morning Herald analyse les conséquences pour les sponsors.
Et en particulier le groupe Gillette qui pour vendre ses fines lames avait choisi trois stars du sport mondial : Tiger Woods, dommage donc, Thierry Henry, encore dommage et Roger Federer qui, aux dernières nouvelles, n’a pas de main baladeuse à se reprocher… Mais voilà « deux stars sur trois qui chutent dans l’estime du public, c’est beaucoup pour un sponsor » explique le Sydney Morning Herald. « Certes Thierry Henri s’est excusé, raconte le journal, mais ça n’a pas apaisé certains Irlandais qui ont décidé de ne plus se raser »… « Gillette est la risée du monde » écrit sans sourire le Sydney Morning Herald !

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