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Réchauffement climatique

Victimes des inondations : les premiers réfugiés climatiques du Burkina Faso

Burkina Faso : Camp de refugiés, victimes des inondations du 1er septembre 2009.
Burkina Faso : Camp de refugiés, victimes des inondations du 1er septembre 2009. Ana Carolina DANI

Ils ne savent quasiment rien des difficiles négociations à venir durant le Sommet de Copenhague. Pourtant, à Ouagadougou, Sakané Salifi et Saoubé Ouakoba sont déjà considérés comme les victimes directes les plus récentes des changements climatiques. Comme eux, environ 150 000 personnes ont perdu leur maison lors des inondations du 1er septembre dernier, les plus fortes de ces dernières années au Burkina.  

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Il est tombé en moins d'une journée le tiers de ce qui tombe normalement en une année toute entière ! Des quartiers entiers ont été détruits, des arbres ont été arrachés. Une vraie catastrophe. Beaucoup, comme Saoubé Ouakoba, avouent n'en avoir jamais vue de semblable avant : « J'ai entre soixante et soixante-dix ans. Depuis que je suis né, jamais de toute ma vie je n'ai vu des pluies aussi démentielles. Je m'étais réveillé tôt pour faire ma prière et quand je suis retourné me coucher, j'ai senti que mon lit commençait à bouger. Je me suis retrouvé avec de l'eau jusqu'au cou. Je remercie quand même le Ciel d'avoir épargné des vies. Si en plus, il y avait eu des morts, cela aurait été encore plus triste. »

Selon le gouvernement, huit personnes sont malgré tout décédées, victimes des inondations. Les associations et les organisations humanitaires n'ont pas tardé à se mobiliser pour aider les gens, tandis que les autorités improvisaient quatre hébergements d’urgence dans la capitale pour accueillir les sans-abris. Le plus grand des campements se situe derrière le stade, où ont été installées 1360 familles, soit environ 4700 personnes. Kuana Bass décrit les conditions de vie de ces réfugiés d’un nouveau genre : « Dans les installations, il y a des toilettes et des douches. Une douche pour cinq personnes environ. Malheureusement, un seul repas est offert chaque jour, le déjeuner. »

Le gouvernement du Burkina Faso a promis d’aider matériellement à la reconstruction et de donner des terrains. Des gouvernements européens et d'autres pays ayant une représentation diplomatique au Burkina ont eux aussi promis une aide. La France a ainsi octroyé un million d'euros aux victimes, pour réhabiliter les équipements et les infrastructures. De son côté, le Brésil a participé à ce mouvement général dans une proportion moindre, comme l'a expliqué l'ambassadeur du Brésil, Santiago Alcazar : il a donné 50 000 dollars par le biais du Programme alimentaire mondial.
 

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