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France / Afghanistan

Neuf Afghans expulsés de France ont atterri à Kaboul

Un avion de la compagnie aérienne britannique BMI a été vu par des journalistes de l'AFP sur les pistes de l'aéroport de  Roissy, sans que l'on sache s'il s'agissait de l'avion utilisé pour cette  expulsion annoncée.
Un avion de la compagnie aérienne britannique BMI a été vu par des journalistes de l'AFP sur les pistes de l'aéroport de Roissy, sans que l'on sache s'il s'agissait de l'avion utilisé pour cette expulsion annoncée. AFP / Mehdi Fedouach

L'expulsion d'une dizaine d'Afghans à bord d'un charter franco-britannique au soir du 15 décembre 2009, a été confirmée par la police et par Eric Besson, ministre de l'Immigration. L'avion qui a décollé de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, a fait escale à Bakou avant de rallier Kaboul, ou il est arrivé ce 16 décembre, affirme un responsable d’une ONG allemande chargée d’accueillir ces expulsés.

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Les associations étaient présentes malgré le froid à l'aéroport de Roissy pour protester contre l'expulsion des neuf Afghans.

Huit d'entre eux retenus en centre de rétention à Coquelles, près de Calais, ont été transférés à Paris mardi 15 décembre vers 18 heures (heure de Paris). Un neuvième est arrivé plus tôt en provenance de Lyon, selon la Cimade, la seule association habilitée à intervenir dans les centres de rétention. Un dixième aurait été remis en liberté lundi soir par la cour d'appel de Douai, toujours selon l'Association.

Par ailleurs, les autorités diplomatiques afghanes ont identifié les neuf personnes concernées et délivré les papiers nécessaires pour leur reconduite à la frontière.

Eric Besson, le ministre français de l'Immigration n'a pas souhaité s’exprimer. Mais il affirmait le 14 décembre: « Je ne crains rien à partir du moment où j'applique une politique de fermeté et d'humanité ».

Cette deuxième expulsion d'immigrés afghans suscite de nombreuses réactions de plusieurs associations des droits de l'homme et des politiques. Ils dénoncent ce qu'ils appellent « les charters de la honte ».

Pierre Henry, de l’association France Terre d’Asile

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