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Sierra-Leone

Des chômeurs sierra-léonais vont travailler en Irak

Quatre cents jeunes chômeurs sierra-léonais se portent candidats pour aller travailler à l’étranger. Mais 10 ans après la fin du conflit dans leur pays, c’est un autre pays en guerre qui les accueillera. Ils seront employés par une compagnie de sécurité britannique. Le départ est prévu d'ici à la fin de ce mois de décembre 2009. Une vingtaine d'entre eux se sont même déjà envolés de Freetown, le mardi 15 décembre 2009.

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Sabre International, c'est l'une des sociétés qui assure la sécurité de bâtiments publics ou privés en Irak. Basée à Bagdad, fondée par un ancien des forces spéciales britanniques, Sabre International a conclu un accord avec le gouvernement de Freetown.

En tout, ce sont 3 000 jeunes sierra-léonais qu'elle prévoit d'embaucher pour des contrats de deux ans. Un premier groupe de 400 personnes doit partir d'ici à la fin du mois de décembre selon le ministre du Travail, Mikailou Mansaray. « Ils vont travailler comme gardiens sur différents sites, ils ne vont pas combattre. C'est la mission de cette compagnie en Irak, protéger des institutions du gouvernement, et aussi des locaux privés. Pour nous, c'est un moyen de lutter contre le chômage. Notre pays sort de la guerre et il est confronté à un fort taux de chômage : 40 à 50 % de nos jeunes sont sans emploi ».

Huit cents Sierra-Léonais ont déjà travaillé dans la sécurité privée en Irak par le passé. Et ils ne sont pas les seuls Africains sur le terrain ! Des centaines de gardiens ougandais protègent par exemple des bases militaires américaines.

« Au début de la guerre, le travail était très spécifique, donc les compagnies recrutaient des gens très qualifiés, avec des formations paramilitaires. Maintenant elles recherchent des gens qui peuvent travailler dans le gardiennage, la cuisine, la construction. Elles fournissent des services bien plus vastes, la nourriture, les soins médicaux, et donc elles recrutent bien au delà de l'Europe », explique Henri Boshoff, de l'Institut d'études sur la sécurité à Pretoria.

Autres arguments en leur faveur : les employés africains coûtent certainement moins cher que les Européens. Le recrutement en Afrique risque aussi de perdurer tant que les sociétés de sécurité redouteront de voir leur personnel local infiltré par les mouvements terroristes.

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