Accéder au contenu principal
Sommet de Copenhague

Les Etats-Unis prêts à participer à un pot commun de 100 milliards de dollars

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton au sommet de Copenhague le 17 décembre 2009.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton au sommet de Copenhague le 17 décembre 2009. REUTERS/Christian Charisius

Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, a annoncé à Copenhague que son pays allait participer, pour un montant non précisé, à la constitution d'ici 2020 d'une enveloppe de 100 milliards de dollars en faveur des pays pauvres dans leur lutte contre le réchauffement climatique. Une annonce assortie de conditions.

Publicité

Avec notre envoyé spécial à Copenhague, Sylvain Biville

Hillary Clinton est arrivée au Bella Center avec à ce qui pourrait ressembler au premier abord à une annonce spectaculaire : un engagement des Etats-Unis à contribuer d’ici 2020, à un fonds spécial de 100 milliards de dollars par an pour aider les pays les plus pauvres à faire face au changement climatique.

Dans le court terme, Washington mettra 10 milliards de dollars sur la table d’ici 2012. Pour ne pas se perdre dans les chiffres, il faut y regarder de plus près. En effet, il n’y a rien de concret dans cette annonce américaine. Le chiffre de 100 milliards par an d’ici 2020 n’est pas nouveau. L’Union européenne l’a repris à son compte depuis des années et il est aussi revendiqué officiellement depuis le 16 décembre, par le président éthiopien, Meles Zenawi.

Hillary Clinton s’est d’ailleurs bien gardée d’en dire plus sur la nature et le montant de la contribution américaine à venir. L’engagement annoncé est assorti de conditions : « les Etats-Unis ne mettront la main au porte-monnaie que s’il y a un accord fort d’ici demain », a prévenu Hillary Clinton.

Un signal fort aux pays les plus vulnérables

L’atmosphère depuis quelques heures est beaucoup moins désespérée qu’auparavant. Les négociations sont remises sur les rails depuis ce matin et, en ce sens, l’intervention d’Hillary Clinton compte moins sur le fond que sur la forme.

La secrétaire d’Etat signale que son pays, jusque là, soupçonné de ne pas en faire assez, est prêt à faire quelques efforts pour un accord final. Hillary Clinton adresse un signal fort aux pays les plus vulnérables au changement climatique : « Les Etats-Unis seront à vos côtés », a-t-elle répété tout à l’heure.

Hillary Clinton conclut en citant un proverbe chinois. Il dit en substance qu’on est tous dans un bateau à Copenhague. Un signal clair à Pékin, pour que la Chine accepte des concessions d’ici demain.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.