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Niger

Vers la sortie de l'impasse politique au Niger

Mamadou Tandja, à Niamey le 27 mars 2009.
Mamadou Tandja, à Niamey le 27 mars 2009. (Photo : AFP)

Peut-être une avancée dans la médiation de la Cedeao sur la crise nigérienne. La rencontre entre pouvoir et opposition pourrait finalement se tenir à Niamey le vendredi 18 décembre grâce à une concession de dernière minute de l'opposition.

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Le colonel Abubacar Abdulsamali était dans une impasse bien inconfortable depuis mardi 15 décembre.

Faute de consensus sur le lieu de la rencontre, le dialogue politique nigérien qui devait débuter le 16 décembre était repoussé sine die. Le président Tandja en personne tenait impérativement à ce que ce dialogue se tienne dans le pays, à Niamey.

La CFDR, la coordination de l'opposition quant à elle, souhaitait que les premiers entretiens se tiennent hors du pays, pour des raisons de sécurité des principaux protagonistes. L'opposition proposait Abuja au Nigéria, le siège de la Cedeao.
Finalement la CFDR se serait ravisée.

Selon nos informations, une délégation de l'opposition devait rencontrer en fin de journée ce jeudi 17 décembre, le médiateur et lui faire part de cette décision.
A une condition : que le dialogue commence le plus vite possible, dès samedi, selon une source bien informée.

Ce changement de ligne devrait permettre à ce dialogue politique de débuter.
La communauté internationale tient beaucoup à une sortie de crise via le dialogue politique.

C'est ce que Bruxelles a rappelé la semaine dernière à la délégation conduite par le Premier ministre. Dans un message au président Tandja, Barack Obama a également manifesté son impatience d'une sortie de crise : «L'Amérique attend», dit le communiqué, «le jour où le Niger pourra célébrer à la fois la proclamation de la république et sa transition solide vers la démocratie».

Ce 18 décembre le Niger célèbre la fête de son indépendance. Pour l'occasion les principales cérémonies se tiendront dans la région Diffa, chère au cœur du président Tandja. Le chef de l'Etat s'est rendu sur place pour l'occasion.

Avec notre correspondante à Washington, Donaig Le Du

« L'Amérique attend le jour où le Niger pourra célébrer à la fois la proclamation de la république et sa transition solide vers la démocratie », écrit Barack Obama, dans un message dont l’agence Reuters a obtenu une copie, un message adressé à son homologue nigérien à l’occasion de la fête de la République.

Une manière bien diplomatique de marquer la désapprobation américaine face aux récents développements politiques dans le pays. Une désapprobation qui a aussi des conséquences financières : le Millenium Challenge Corporation, l’agence américaine de lutte contre la pauvreté, a ainsi décidé de geler ses prêts au Niger. Au total 23 millions de dollars étaient prévus pour des programmes visant à la scolarisation des filles et à la lutte contre la corruption.

Les Etats-Unis ont très tôt exprimé leur désaccord, lorsque le président Tandja a décidé de demander par référendum une modification de la constitution pour lui permettre d’aller au délà de son second mandat. Dès le mois de mai dernier, alors que le processus venait tout juste d’être enclenché, le porte parole du Département d’Etat avait exprimé je cite « son inquiétude » pour la poursuite du processus démocratique au Niger.

 

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