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Madagascar

Rajoelina nomme seul un nouveau Premier ministre

Cécile Manorohanta, le nouveau Premier Ministre du gouvernement d'Andry Rajoelina.
Cécile Manorohanta, le nouveau Premier Ministre du gouvernement d'Andry Rajoelina. Madagascar-tribune.com

Le président de la transition Andry Rajoelina a nommé par décret, le 18 décembre 2009, un nouveau Premier ministre. Cécile Manorohanta remplace Eugène Mangalaze, lequel avait été désigné le 6 octobre 2009 par consensus entre les différentes mouvances malgaches. Cette décision unilatérale, sans tenir compte des accords de Maputo, tout comme l’annonce d’élections législatives le 20 mars 2010, va un peu plus agrandir le fossé avec les trois autres mouvances, qui ont pu rentrer ce jour même d’Afrique australe, où elles étaient bloquées depuis dix jours.

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Exit Eugène Mangalaze, donc exit le consensus. Le Premier ministre d'union nationale s'était installé dans ses bureaux mais n'avait jamais eu de gouvernement. Il incarnait malgré tout l'espoir d'une transition qui aurait réuni les quatre mouvances. Une ordonnance ayant aussi été prise ce vendredi 18 décembre 2009 pour organiser le régime de la transition, les accords de Maputo sont irrémédiablement jetés aux oubliettes.

C’est le peuple malgache qui subit les conséquences de cette décision irréfléchie.

Fetisson Rakotoharison

Cécile Manorohanta la nouvelle chef du gouvernement va avoir besoin de force pour faire face aux défis d'une transition unilatérale et organiser des élections dans trois mois.
Cette universitaire à l'ascension fulgurante avait d'abord rejoint Marc Ravalomanana qui l'avait nommée ministre de la Défense. Elle avait démissionné suite à la tuerie du 7 février 2009 et sept mois plus tard, elle s'était rapprochée d'Andry Rajoelina en devenant vice-Premier ministre chargé de l'Intérieur.

Le choix d'une femme plutôt que d'un militaire permettra-t-il d'apaiser les esprits?

Ange Andrianarisoa

Plus tôt dans la journée au retour de leur exil forcé, les mouvances d'opposition parlaient de mettre en place coûte que coûte les institutions de Maputo mais y croyaient-elles vraiment. Andry Rajoelina leur a, quoi qu'il en soit, coupé l'herbe sous le pied et les prochains jours s'annoncent agités.
 

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