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Cambodge

Inculpation de Ieng Tririth pour génocide

Ieng Thirith, l’ex-ministre des Affaires sociales sous le régime khmer rouge, lors de son avant-procès, à Phnom Penh, le 24 février 2009.
Ieng Thirith, l’ex-ministre des Affaires sociales sous le régime khmer rouge, lors de son avant-procès, à Phnom Penh, le 24 février 2009. Reuters

Ieng Thirith, ancienne ministre de l’Action sociale khmère rouge et belle-soeur de Pol Pot, vient d'être inculpée de génocide à l’encontre des Vietnamiens et des Chams (Cambodgiens musulmans). Cette annonce faite le lundi 21 décembre 2009 par le tribunal chargé de juger les anciens dirigeants khmers rouges s’inscrit dans la logique de l’inculpation la semaine dernière de l'ex-ministre des Affaires étrangères Ieng Sary, de l' idéologue et numéro deux du régime Nuon Chea, et de l'ancien chef d'Etat Khieu Samphan.

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Avec notre correspondante à Phnom Penh, Anne-Laure Porée

Ieng Thirith est la moins connue des responsables khmers rouges poursuivis par la justice. A 77 ans, elle reste cependant la plus jeune et la plus en forme des quatre anciens dirigeants khmers rouges en détention provisoire depuis deux ans à Phnom Penh. Epouse de Ieng Sary, ex-ministre des Affaires étrangères, et belle-sœur de Pol Pot, elle était une des deux femmes ministres du Kampuchéa démocratique. Chargée des Affaires sociales, elle connaissait la situation sanitaire de la population, en particulier la famine.

Pourtant, en 1980, après la chute du régime, - qui a conduit à la mort près du quart de la population entre 1975 et 1979 -, cette petite femme au caractère bien trempé, qui porte toujours de grosses lunettes, affirme sans ciller que la famine a été une arme des Vietnamiens pour exterminer le peuple cambodgien. Elle assure que les khmers rouges ont pris soin de la population, or les survivants ne manquent pas pour témoigner du contraire.

Cette diplômée en littérature anglaise de la Sorbonne, spécialiste de Shakespeare, a laissé un souvenir cuisant lors de sa dernière apparition au tribunal en février dernier. Niant sa complicité dans la commission de crimes contre l’humanité, elle a apostrophé les procureurs en leur promettant l’enfer s’ils continuaient à la traiter de meurtrière.

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